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Suisses de l'étranger Coronavirus: comment les Suisses de l’étranger vivent la situation en Italie

Eingang Inselspital Bern
(Keystone / Anthony Anex)

Le nombre de personnes atteintes par le coronavirus Covid-19 ne cesse d’augmenter, en Suisse aussi. Mais l’Italie reste le pays européen à enregistrer le plus de cas. Les autorités ont d’ailleurs adopté des mesures drastiques dans plusieurs régions. Des Suisses de l’étranger qui vivent sur place racontent leur expérience.

L’Italie est le pays d’Europe qui recense le plus grand nombre de nouveaux cas de personnes infectées aux coronavirus Covid-19. Des villes entières ont été placées en quarantaine et une multitude d’événements ont été annulés. Nous avons joint plusieurs Suisses de l’étranger et leur avons demandé comment ils vivaient la situation sur place.

Peur de réactions exagérées

Daniel C. Rohr

(zvg)

Daniel C. Rohr, conseiller politique, conférencier et auteur, vit à Venise et Padoue. Sur TwitterLien externe, il dit que l’ambiance est «bizarre». «Tout est beaucoup plus calme que d’habitude, les rues sont presque vides», indique-t-il par téléphone à swissinfo.ch.

Bien que Venise soit moins durement touchée que la Lombardie, les conséquences se font aussi sentir dans la Cité des Doges, notamment avec une annulation du carnaval «au pas de course». Daniel C- Rohr est également concerné par les mesures du gouvernement: «J’aurais dû participer à une exposition à Venise demain, mais elle a été annulée».

Il dit ne pas avoir peur du virus en lui-même. «Mais je me fais tout de même du souci. Je crains une réaction exagérée ou mal appropriée». En tant qu’expert en gestion de crise, il observe avec intérêt la manière dont l’Italie et la Suisse gèrent la situation.

La présidente des clubs suisses d’ItalieLien externe, Irène Beutler-Fauguel, indique suivre avec attention les événements et être en contact fréquent avec ses délégués. Elle vit à mi-temps en Toscane et affirme que les responsables des clubs suisses sur place sont «très inquiets pour les uns, beaucoup moins pour les autres».

La prochaine séance du Conseil des Suisses de l’étrangerLien externe qui doit avoir lieu le 14 mars à Berne est le grand sujet de discussion du moment. «Je laisse les délégués prendre leur décision de venir ou pas. Je ne peux pas choisir à leur place», relève la présidente. [Depuis notre interview, l'OSE a décidé d'annuler la séance du 14 mars]

Pour l’instant, Irène Beutler-Fauguel ne sait pas encore si le congrès des «Collegamento Svizzero in Italia» pourra se tenir comme prévu à Florence en mai. L’ancienne enseignante avoue être «une personne qui s’attaque aux problèmes quand ils sont là».

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Milan est une ville fantôme

Gian Franco Definti, président de la Société suisse de MilanLien externe, est membre du Conseil de l’OSELien externe (Organisation des Suisses de l’Étranger) et vit depuis 50 ans à Milan, «l’épicentre» supposé des contagions en Italie. 

Gian Franco Definti

(Thomas Kern/swissinfo.ch)

«C’est faux de rejeter toute la faute sur Milan. La ville est un carrefour ferroviaire, le virus est venu de tout le pays», réagit-il. Daniel C. Rohr confirme: «La route de la soie passe par l’Italie, faisant de cette dernière un partenaire économique important de la Chine». De nombreux Chinois voyagent entre les deux pays, ce n’est donc pas surprenant que le virus soit si présent en Italie.

Gian Franco Definti précise que «le consulat suisse reste bien évidemment ouvert», mais les autorités ne veulent pas prendre de risques et ont ordonné l’arrêt de toutes les activités associatives et autres manifestations. Elles ont également fermé nombre de lieux publics tels que l’Institut suisse, l’École suisse de Milan ou la Chambre de commerce. 

«Milan est une ville fantôme». Alors qu’il faut en temps normal une heure pour la traverser, ces derniers jours dix minutes suffisent.

«Je pense que l’économie va souffrir de la situation, analyse Gian Franco Definti. Les gens ont peur. Je connais plusieurs Suisses qui ont fui l’Italie pour se réfugier dans leurs familles en Suisse».

Il ajoute que l’OSE prévoit d’annuler la tenue du Conseil des Suisses de l’étranger du 14 mars: «Faire venir 200 personnes du monde entier à Berne ne serait pas raisonnable». [Depuis notre interview, l'OSE a décidé d'annuler la séance du 14 mars]

À Milan, la vie devrait reprendre un cours à peu près normal à partir de lundi, les autorités ayant annoncé la réouverture des lieux fermés. Reste à savoir si la population suivra.


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