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Superviser des élections: «un engagement humanitaire comme un autre»

Le chaos qui règne au Kosovo a été la seule difficulté des observateurs et superviseurs.

(Keystone)

De retour du Kosovo, la délégation suisse confirme: les municipales kosovares se sont bien déroulées, sans fraudes ni pressions. Parmi les volontaires, une Vaudoise raconte. Et nous dit pourquoi et comment elle est devenue «surperviseuse» d´élections.

Eliane Jaccard est conseillère municipale dans la petite commune vaudoise de Prangins. En 1993, elle a répondu à l'appel du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) qui cherchait des volontaires pour contrôler les premières élections démocratiques organisées en Afrique du Sud. Pour elle, il s'agissait d'un engagement humanitaire comme un autre.

Depuis, Eliane Jaccard fait partie de l'équipe de quelque 150 observateurs et superviseurs d'élections que la Suisse envoie régulièrement aux quatre coins du monde. Outre l'Afrique du Sud, la Vaudoise est allée quatre fois en Bosnie, une fois en Géorgie et, le week-end dernier, au Kosovo, avec le rang de superviseuse.

«Notre pouvoir est bien plus étendu que celui des observateurs, explique Eliane Jaccard. Nous avons le droit de mettre notre nez partout et d'intervenir si nous constatons des irrégularités. Dans le bureau de vote qui m'avait été assigné, j'ai pratiquement fait seule le décompte des bulletins».

Des irrégularités Eliane Jaccard n'en a constaté aucune. Son expérience lui a appris que lorsqu'un pays accepte des observateurs étrangers, les tentatives de fraudes grossières sont rares. Ce qui n'exclut pas bien sûr les pressions avant un scrutin. «Mais notre mission n'est pas de les détecter. Pour cela, il faudrait rester bien plus longtemps dans le pays que nous ne le faisons».

En fait, les seules difficultés auxquelles se sont heurtés observateurs et superviseurs étrangers proviennent du chaos qui règne dans une province ravagée par la guerre. Nombre d'électeurs se sont, par exemple, présentés aux bureaux de vote sans le moindre papier susceptible de prouver leur identité.

«Normalement, nous aurions dû les refuser, explique Eliane Jaccard, mais les experts de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) sont rapidement venus nous dire de les laisser voter malgré tout. Leurs bulletins ont simplement été mis à part et seront décomptés plus tard, lorsque les identités de ces votants auront pu être établies».

Et la Vaudoise de conclure: «finalement, en plus d'un apprentissage de la démocratie, le Kosovo aura profité de ce scrutin pour recenser sa population».

Marc-André Miserez

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