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Sur les pas de «Lolita»

A l’heure de la répétition…

(SP)

Dirigé par le chorégraphe italien Davide Bombana, le Ballet du Grand Théâtre de Genève danse la séduction dans la salle du BFM.

Donnée en création mondiale, la pièce s'inspire du roman de Vladimir Nabokov. Récit érotique qui valut à l'auteur gloire et fortune.

Aujourd'hui, on les appelle «lolita», ces adolescentes «bien foutues», comme on dit, jeunes pousses qui, dans les courts des lycées ou dans les lieux publics, savent mettre en scène leurs corps serrés dans des vêtements moulants ou dévorer ces messieurs de leur regard souligné d'un trait aguicheur.

Leur nom devenu commun remonte à une légende inventée dans les années 50 par l'écrivain américain (d'origine russe) Vladimir Nabokov qui, dans son célèbre roman «Lolita», donna à une nymphette la réputation sulfureuse d'une dangereuse séductrice.

Déclinaisons cinématographiques

Jeune fille à la grâce irrésistible, Lolita attire dans ses filets un homme d'âge mûr, Humbert Humbert; lequel, happé par son charme, l'aimera à en perdre la raison.

Jugé à l'époque pornographique, le livre connaîtra bien des déboires aux Etats-Unis avant d'être reconnu comme un chef-d’œuvre. On ne compte plus les adaptations cinématographiques (notamment celles de Stanley Kubrick et Adrian Lyne) et théâtrales de ce roman qui valut gloire et fortune à son auteur.

Depuis, les «lolita» ne choquent plus. Mieux, elles sont en adéquation totale avec un monde où l'amour, soumis aux lois du zapping, rime avec vérité éphémère.

Evanescence et fugacité

C'est donc à cette vérité-là que s'attaque le chorégraphe italien Davide Bombana qui dirige le Ballet du Grand Théâtre de Genève dans «Lolita», création mondiale présentée à partir du 28 novembre au BFM.

Evanescence et fugacité seront, en effet, au cœur de cette histoire d'amour dont le chorégraphe a retenu l'aspect fantasmagorique plutôt que réaliste. Dans une note d'intention, il affirme: «J'ai choisi pour axe central de ma création la passion de Vladimir Nabokov pour la chasse aux papillons».

Et quoi de plus fragile et de plus jeune que la vie d'un papillon? Aussi, Bombana a-t-il demandé à son scénographe Bernard Michel de concevoir «un décor reprenant des éléments abstraits», comme la transparence et la brièveté.

«Pour parvenir à l'abstraction que je vise, note encore le chorégraphe, j'entends confier les deux rôles ‘figuratifs’ d'Humbert Humbert et de Lolita à un danseur et une danseuse qui donneront physiquement l'impression d'une différence d'âge».

Entourés d'autres membres du Ballet, les deux interprètes incarneront la beauté éphémère d'une jeunesse ici bercée par la musique d'Alfred Schnittke, de Dimitri Chostakovitch et de György Ligeti, entre autres.

swissinfo, Ghania Adamo

«Lolita». Genève, BFM. Du 28 novembre au 9 décembre. Tel: 022 418 31 30


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