Swatch Group met Omega en boutique

Nicolas Hayek se lance le défi de devenir très puissant dans le monde de la distribution. Keystone

Le Swatch Group, en plus de ses activités industrielles, représente 17 marques d'horlogerie. Pour encore mieux positionner ce leader horloger, une boutique entièrement consacrée à Omega vient d'être ouverte à la célèbre Banhofstrasse de Zurich.

Ce contenu a été publié le 06 décembre 2000 - 16:12

Et Nicolas Hayek n'a pas manqué de le dire: «ouvrir une boutique c'est une petite chose mais c'est un pas symbolique et extrêmement important dans notre programme de distribution». Et c'est bien là que réside l'enjeu.

Le Swatch Group est à l'évidence le meilleur producteur de montres du monde avec une organisation industrielle performante et 157 usines de production. En revanche, ce groupe n'est pas forcément passé maître dans l'art de la distribution comme le sont les groupes Richemont avec Cartier ou LVMH avec Vuitton.

Comme Nicolas Hayek n'aime pas être derrière ses concurrents, il se lance maintenant le défi de devenir très puissant dans le monde de la distribution. Pour cela il va ouvrir quelque 120 boutiques monomarques Omega dans le monde, en plus de 5000 points de vente où l'on trouve déjà la marque.

Comme il l'a fait pour ses boutiques Swatch, dont 17 viennent d'être ouvertes à Paris, le pdg du groupe est convaincu qu'en multipliant les points de vente, si possible en partenariat avec des professionnels qui vivent sur place, il mettra un vrai bâton de dynamite dans les ventes.

En effet, les chiffres le montrent: plus on voit un nom dans une rue, plus on vend d'articles qui portent ce nom. Et ce n'est pas fini puisque le Swatch Group veut aussi ouvrir des boutiques appelées «tourbillon» dans lesquelles il vendra ses marques de luxe, avant de s'attaquer au segment de la gamme moyenne.

Eric Othenin-Girard

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article