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Swissair et Sabena face à un choix cornélien

Deux des quinze Airbus qui pourraient être revendus.

(Keystone)

La survie de Sabena passera probablement par une réduction de ses activités. La presse belge évoque différents scénarios soumis aux deux actionnaires, l'Etat belge et le groupe Swissair. Une forte recapitalisation semble inévitable.

Les 150 millions d'euros (230 millions de francs suisses) injectés en février par ce qui était encore SAirGroup, ajoutés aux 100 millions de l'Etat belge, n'ont offert qu'un répit de courte durée à Sabena.

Le journal Le Soir croit savoir que la compagnie belge, sans une nouvelle recapitalisation, connaîtra de sérieux problèmes de trésorerie dès la fin de l'été.

Christoph Müller, patron allemand de Sabena et responsable des participations aériennes du groupe Swissair, est chargé d'établir un plan stratégique pour assurer l'avenir de la compagnie. Selon la presse belge, il a présenté aux actionnaires cinq scénarios, dont trois auraient été retenus dans un premier temps. Ils ont fait l'objet d'une rencontre au sommet, jeudi dernier à Bruxelles, en présence notamment du patron du groupe Swissair, Mario Corti.

Le plan final sera dévoilé «probablement d'ici trois semaines», précise à swissinfo Jean-Claude Donzel, porte-parole de Swissair, qui se refuse à tout autre commentaire. Même discrétion de la part de Sabena. Mais plusieurs éléments ont filtré dans la presse.

Sabena s'apprête sans doute à fermer des lignes non rentables, à recentrer son activité sur l'Europe et l'Afrique. La Libre Belgique évoque l'utilisation d'avions plus petits et la revente de quinze des Airbus achetés à grands frais sous l'ère Bruggisser-Reutlinger.

Quant aux syndicats, ils rappellent que le dernier accord passé avec la direction, et avalisé par le groupe Swissair, prévoit une garantie du maintien de l'emploi au niveau actuel au moins jusqu'à l'année prochaine.

Reste la question épineuse de la recapitalisation. Les trois scénarios retenus semblent inclure une nouvelle injection de 400 millions d'euros. Or, Le Soir croit savoir que le groupe Swissair rechigne à participer.

Le gouvernement belge ne sera pas enthousiaste non plus, sans parler de l'oeil méfiant de la Commission européenne. Le gendarme européen ne s'est pas encore prononcé sur la légitimité de la recapitalisation précédente...

Thierry Zweifel, Bruxelles


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