Swissair négocie des garanties avec Berne

Si la compagnie n'obtient pas d'aide étatique, aucun avion de Swissair ne volera dès mardi. Keystone

Le groupe Swissair a entamé des négociations avec la Confédération suite à la décision des assurances de résilier certains contrats après les attentats du 11 septembre. Le groupe espère que l'Etat lui donnera des garanties, comme c'est le cas dans l'Union européenne.

Ce contenu a été publié le 22 septembre 2001 - 18:05

Hans Klaus, porte-parole de la compagnie, a indiqué samedi que Swissair, «est en contact en hauts lieux avec la Confédération». Les pourparlers ont été engagés car les compagnies d'assurance ont momentanément dénoncés certains de leurs contrats.

Couverture réduite

Les responsabilités pour les dégâts au sol causés par les avions posent particulièrement problème. Les assureurs ont décidé de réduire la couverture pour ces dégâts collatéraux à 50 millions de dollars par avion, contre deux milliards auparavant. Les polices actuelles arriveront à échéance mardi prochain.

A l'instar de l'accord conclu en Allemagne et en Angleterre, le groupe aérien suisse espère recevoir une garantie d'Etat dans ce domaine. Selon Hans Klaus, les négociations sont en cours avec le Département fédéral des finances et une décision devrait tomber au plus tard lundi prochain. Au cas où aucune garantie ne serait allouée à la compagnie, aucun avion de Swissair ne quittera le sol à partir de mardi.

L'Union européenne aussi

Les ministres européens des Finances, réunis samedi à Liège, se sont mis d'accord samedi sur une participation étatique au financement des primes d'assurances pour les compagnies aériennes, a annoncé le ministre français Laurent Fabius. Cette solution sera mise en place pour un mois renouvelable.

«Nous sommes dans un cas de force majeure. Avec ce mécanisme, l'Etat permet que l'augmentation des primes d'assurances soit couverte», a expliqué M. Fabius lors d'un point de presse. «C'est une mesure de solidarité destinée à faire face à une situation d'urgence», a-t-il ajouté.

Aides directes en question

Par contre il n'est pas question d'une aide financière directe aux compagnies européennes. Les ministres des finances des Quinze se consultent pour trouver une solution commune. Selon le ministre belge Didier Reynders, qui préside la réunion, des aides directes iraient à l'encontre des règles de concurrence inscrites dans les traités européens. Elles sont donc impossibles à accorder.

Par contre le Congrès américain a accordé vendredi une aide financière de 15 milliards de dollars aux compagnies américaines touchées de plein fouet par les conséquences des attentats. De même, l'Australie a également annoncé samedi qu'elle allait débloquer 5 milliards de dollars pour sauver son transport aérien.

swissinfo avec les agences

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