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Swissmobile: un cerveau sur le retour

L'expatrié Suisse Marc Robert, devant l'université de Rice au Texas

(swissinfo.ch)

Suite de notre série de portraits de Suisses rencontrés sur le parcours de notre traversée des Etats-Unis avec Marc Robert, Physicien, professeur à l'université de Rice à Houston au Texas.

Ce n'est pas vraiment ainsi que l'on imagine - en Europe en tous cas - un professeur d'université. Avec ses baskets, sa tenue décontractée, sa chevelure abondante, Marc Robert ressemble sans doute plus à l'un de ses étudiants qu'à un membre du corps enseignant d'une prestigieuse institution. Cela fait pourtant 15 ans qu'il enseigne la physique à la Rice University, l'une des vingt meilleures universités des Etats-Unis.

Un environnement extrêmement stimulant, pour ce Genevois, qui a fait ses études au Poly de Zurich et son doctorat à l'EPFL: "ici, vous devez prouver toutes les cinq minutes ce que vous valez. "Chaque professeur doit se battre pour trouver les moyens de financer ses recherches et, entre les projets, la concurrence est vive. Concurrence, aussi, au sein de la faculté : "quand vous êtes nommé professeur, l'université a quelques années pour décider si elle vous garde ou pas, en fonction de vos compétences".

Mais il n'y a pas que l'environnement professionnel. Il y a aussi Houston, quatrième ville des Etats-Unis, et l'immense Texas, grand comme 15 fois la Suisse. Un lieu où se côtoient, où se mêlent, hispaniques, noirs et blancs. "C'est d'une variété culturelle incroyable", explique Marc Robert, qui est aussi pianiste amateur. Particulièrement sensible au jazz, il profite de la présence d'une très forte communauté noire. "Je me suis lié d'amitié avec un ancien trompettiste de Duke Ellington, avec qui je joue régulièrement".

On parle beaucoup de la fuite des cerveaux, de ces scientifiques qui quittent la Suisse, en particulier pour les Etats-Unis. Marc Robert en est un exemple. Mais il songe, aujourd'hui, à faire le chemin inverse. "Ma femme et moi, nous avons énormément envie de retourner au pays. Et je suis heureux de voir qu'il y a un vent nouveau qui souffle sur les universités romandes".

Pierre Gobet, Houston


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