Télécoms suisses : la guerre des prix continue

Dès le 1er octobre, en Suisse, diAx réduit jusqu'à 20 pour cent ses abonnements pour la téléphonie mobile et introduit un tarif local avantageux. Chez Swisscom on réplique en élargissant la zone d'application du tarif local.

Ce contenu a été publié le 30 septembre 1999 - 13:39

Dès le 1er octobre, nouvelles baisses des prix des télécommunications en Suisse. diAx réduit jusqu'à 20 pour cent ses abonnements pour la téléphonie mobile et introduit un tarif local avantageux. Chez Swisscom on réplique en élargissant la zone d'application du tarif local.

Le tarif local de diAx est calqué sur celui de Swisscom (6,7 ct./min. en tarif normal; 3,3 ct./min. le soir et 1,7 ct./min. la nuit) alors qu'il est légèrement inférieur chez Sunrise (respectivement 6,5 ct./min.; 3,25 ct./min. et 1,63 ct./min.). «A ce prix là, la marge de diAx et de Sunrise est négative car ces sociétés n'ont pas directement accès aux usagers et doivent payer pour utiliser le réseau de Swisscom», estime un spécialiste du domaine.

La bataille fait rage entre les multiples opérateurs suisses. Baisses de tarifs, minutes gratuites, concours, appareils offerts : les promotions se succèdent de jour en jour, ce tant pour la téléphonie fixe que pour les mobiles ou sur l'accès à Internet. Même Swisscom suit désormais le mouvement alors qu'il annonçait il y a quelques mois vouloir miser plus sur le service que sur les bas prix. En quelques mois, les tarifs de l'ancien monopole ont baissé de 40 pour cent pour les appels internationaux et de 30 pour cent sur les communications interurbaines.

Reste à savoir jusqu'à quel niveau les nouveaux venus sur le marché de la téléphonie tiendront financièrement. Ils doivent rentabiliser des investissements qui se chiffrent en millions et cette guerre des tarifs pourrait se révéler fatale pour bons nombres d'entre eux. Les marges sont en train de se réduire et certaines sociétés proposent même des offres en dessous de leur prix de revient pour attirer les clients. La libéralisation des télécoms a permis de créer quelques 250 entreprises et des milliers d'emplois mais le retour de balancier pourrait être brutal une fois passée l'euphorie actuelle.

Luigino Canal

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