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Téléphonie mobile: les Verts lancent un cri d'alarme

Les écologistes ne veulent pas des antaines UMTS.AC

(swissinfo.ch)

Alors que la mise aux enchères des concessions UMTS doit avoir lieu lundi prochain, plusieurs voix s'élèvent contre l'implantation de plusieurs milliers de nouvelles antennes.

«Nous avons des personnes qui viennent à notre secrétariat parce qu'elles se sentent mal, ne peuvent pas dormir, à cause des antennes», regrette Bernhard Aufdereggen, président des médecins en faveur de l'environnement.

Avec la Fondation suisse de l'énergie, Pro Natura, la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage et la Ligue suisse du patrimoine national, ce médecin s'inquiète de l'arrivée imminente du système UMTS en Suisse. La mise aux enchères de quatre concessions doit en effet avoir lieu lundi prochain.

Le développement de ce nouveau réseau nécessitera l'implantation de nouvelles antennes. S'il est impossible d'en connaître le nombre exact, certains avancent le chiffre de 12 000 antennes, au maximum.

«Nous ne connaissons pas encore dans les détails les conséquences pour la santé de la téléphonie mobile, poursuit Bernhard Aufdereggen. Il faut donc, d'une part, investir dans des études. D'autre part, en l'absence de données exactes, la valeur-limite du champ électromagnétique devrait être abaissée à 0,6 volts par mètre (0,6V/m).»

Concrètement, les organisations environnementales demandent qu'un pour cent du revenu de cette vente aille à la recherche. Pour mémoire, la mise aux enchères va rapporter quelques milliards de francs.

«Le Conseil fédéral, compétent pour l'utilisation de cet argent, a déjà décidé de ne pas lier cette somme à des projets précis», répond Roberto Rivola, porte-parole de l'Office fédéral de la Communication, OFCOM.

La seconde exigence reviendrait à diminuer jusqu'à dix fois les rayonnements admis actuellement. La législation prévoit en effet un plafond de 4 à 6V/m, selon la fréquence.

Est-ce réalisable? «Ce n'est pas évident, admet Bernhard Aufdereggen. Mais, comme médecin, je peux seulement dire que la santé est plus importante.» Les organisations de protection de l'environnement citent une étude réalisée par l'EPFZ et publiée le mois dernier.

Selon celle-ci, certains individus sont influencés dans leur comportement et leur bien-être par des champs magnétiques et électriques d'une intensité en dessous des valeurs limites actuelles.

«C'est une aberration», s'exclame Jacques Bettex. Selon le porte-parole de Swisscom, les antennes doivent être suffisamment puissantes, afin d'éviter leur prolifération et donc les atteintes au paysage. «Il faut nous donner les moyens d'assurer notre service», conclut Jacques Bettex.

Les antennes sont aussi nuisibles pour le paysage, ajoute Nicole Wagner, de Pro Natura. L'association demande que les sites protégés soient épargnés, et que l'expertise des lieux soit réalisée par un organe indépendant.

Les opérateurs l'admettent: il sera difficile d'implanter le système UMTS en Suisse. Selon un sondage, publié dans l'hebdomadaire alémanique Cash, près d'un Suisse sur deux est opposé à l'installation d'une antenne près de leur domicile.

Swisscom et Orange n'ont pas chiffré les pertes que pourraient entraîner cette résistance. Pour limiter le nombre de nouvelles installations, les opérateurs envisagent de partager des antennes, ou encore utiliser celles du réseau GSM. Du coup, selon Jacques Bettex, l'exercice devrait être plus facile pour les entreprises déjà en place...

Caroline Zuercher



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