Tom McRae, affaire à suivre

Ambiance nocturne et couleurs violentes pour Tom McRae. swissinfo.ch

Fin ce dimanche du Paléo Festival de Nyon, qui, à côté des stars, a proposé comme chaque année de nombreuses «découvertes», dans tous les registres musicaux. Pour notre part, nous garderons en mémoire le jeune Tom McRay.

Ce contenu a été publié le 29 juillet 2001 - 12:17

Un batteur, un claviériste, un violoncelliste entourent Tom McRae et sa guitare acoustique, qu'il troque de temps en temps pour une Telecaster au son brut. Rivé derrière son micro, le visage est concentré, presque dur, quoique encore adolescent.

Sa voix, haut perchée, parfois fragile, est belle et habitée. Sobriété de l'attitude et de la musique. L'espace scénique vibre de contre-jours aux couleurs violentes, qui contrastent avec le climat nocturne que dégagent les chansons du jeune Britannique.

Tom McRae est né dans un petit village du Suffolk: «Pas un seul pub, mais deux églises, ce qui vous donne une idée des priorités des gens de là-bas», dit-il. Allergique à l'isolement campagnard, il ne rêve que de Londres.

Il s'y précipitera après avoir apprivoisé la guitare. Un beau jour, il fait écouter ses démos au producteur Roger Bechirian, immédiatement acquis à la cause du bonhomme. Un contrat avec «db Records» suivra.

Un premier disque qu'on s'arrache

Son premier album est paru en 2000. Beau et intense. Son titre? «Tom McRae». Rien de plus. Sur la pochette, le profil de l'artiste, en noir et blanc. Au premier jour du Paléo Festival, le service de presse n'en avait plus un seul. Au deuxième jour, le disquaire présent dans l'enceinte du festival ne disposait plus que d'un exemplaire. Je l'ai acheté. Tant pis pour les autres.

«Tell all my friends I have gone to the moon, Tell all my friends I write them soon, And tell them if you see them, that I am better left alone» chante-t-il dans «2nd Law».

D'accord, mais qu'il revienne tout de même de temps en temps, pour nous livrer un disque et assurer quelques concerts... La quantité de ses fans ne pouvant qu'augmenter, il aura bientôt de quoi se payer un abonnement Terre-Lune. Aller et retour, bien sûr.

Bernard Léchot

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