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Toujours moins d'agriculteurs en Suisse

Les petites exploitations sont appelées à disparaître.

(Keystone)

La moyenne modeste des revenus dans l'agriculture cache de grandes disparités. Les écarts vont de 48’000 francs à 111’000 francs entre familles paysannes.

Les petites exploitations sont appelées à disparaître pour améliorer la productivité des plus grandes.

En 2002, «année moyenne» selon le quatrième rapport agricole 2003 présenté lundi à la presse, les paysans ont perdu 1% de salaire par rapport à la moyenne des trois années précédentes.

En revanche, le revenu sectoriel a augmenté de 4,7% par rapport à 2001. Mais l'an 2003 se profile déjà comme une année de vaches maigres, avec la sécheresse et la baisse du prix du lait.

Les salaires moyens sont moins élevés dans l'agriculture que dans les autres secteurs de l'économie.

Mais, ils ne reflètent que partiellement la réalité de l'agriculture suisse, a souligné Manfred Bötsch, directeur de l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG).

Si le revenu annuel par unité de main-d’œuvre familiale se réduisait en 2002 à 5000 francs dans les exploitations les plus défavorisées, il a atteint 68’000 francs dans les plus favorables. Et ce chiffre dépasse les résultats d'autres branches.

Année de vaches maigres

En dernier ressort, une famille paysanne décide de poursuivre son activité agricole en fonction du salaire qu'elle peut réaliser.

La situation est d'autant plus critique pour les exploitations qui consomment leur capital depuis plusieurs années, a souligné Manfred Bötsch.

Elles représentent environ un tiers des fermes de référence prises en compte par l'indicateur de la performance des exploitations agricoles suisses.

Cet indicateur a été mis au point par l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich sur mandat de l'OFAG.

Cela dit, les petites exploitations ne seront de loin pas les seules en danger. Certaines fermes moyennes – celles qui n'ont pas les moyens de se restructurer - risquent aussi de passer à la trappe.

Manfred Bötsch n'a pas fait mystère de la menace qui pèse sur les exploitations d'une taille inférieure à 20 hectares et sur les familles paysannes dont le revenu annuel par membre se situe entre 5000 et 30’000 francs.

Fragilisées par des coûts par hectare plus élevés, elles ne profitent donc d'aucune économie d'échelle.

Disparitions indispensables

D'un autre côté, la disparition des petites exploitations est indispensable pour augmenter la productivité des plus grandes, selon l'OFAG. Elle leur fournit l'espace pour se restructurer.

Les statistiques attestent d'ailleurs de cette évolution. Pas moins de 1589 petites et moyennes exploitations de moins de 20 hectares ont disparu en 2002.

En revanche, le nombre des surfaces d'exploitation de 20 à 50 hectares a augmenté de 1,4% et celles de plus de 50 hectares de 6,8%

Il n’empêche, en chiffres réels, le nombre d'exploitations a diminué de 68’784 à 67’421.

Le lait touché de plein fouet

L'introduction du commerce des contingents a particulièrement accéléré le renoncement à la production laitière.

Selon le rapport de l'OFAG, la taille et l'orientation de l'exploitation jouent un rôle important dans les écarts de performance.

Mais c'est la diminution de la charge de travail qui est déterminante pour améliorer les résultats d'exploitations.

Le quatrième rapport agricole de l'OFAG note en outre la forte augmentation des prestations écologiques de l'agriculture.

La surface exploitée selon les règles de l'agriculture biologique a grossi de 8% de 2001 à 2002 et la part de la production biologique a représenté 9,6% des surfaces exploitées.

swissinfo et les agences

En bref

- En 2002, les paysans ont perdu 1% de salaire par rapport à la moyenne des trois années précédentes.

- En 2003, le revenu agricole devrait baisser de 13%.

- Mais les disparités sont très grandes entre exploitations agricoles.

- En 2002, 215 exploitations de moins de 3 hectares (3,6%) ont disparu, 825 entre 3 et 10 hectares (-5,1%) et 559 entre 10 et 20 hectares (-2,7%).

- En chiffres réels, le nombre d'exploitations a diminué de 68’784 à 67’421.

- A noter qu'entre 1990 et 2000, 22’278 exploitations ont été abandonnées, soit 2,7% par année.

- Le nombre des mini-exploitations a chuté de 60% dans le même temps.

- De 2000 à 2002, le nombre des fermes a diminué de 2,2%.

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