Tour de France: deuxième victoire d'Erik Dekker, le «combattant»

Le Hollandais Erik Dekker, vainqueur de la 11e étape du Tour de France. Keystone

Le Hollandais s'est imposé au sprint devant le Colombien Botero. Tous deux ont conduit une échappée de plus de 200 kilomètres. Armstrong reste leader. Quant au Suisse Zülle, il est arrivé dans les roues de l'Américain.

Ce contenu a été publié le 11 juillet 2000 - 20:25

Pour le Hollandais Erik Dekker, les jours se suivent et se ressemblent. Nanti du titre de coureur le plus combatif du peloton depuis le départ du Futuroscope, il a justifié le qualificatif. Après Villeneuve-sur-Lot, il a remporté sa deuxième étape, la troisième pour l'équipe «Rabobank» du Suisse Markus Zberg.

Au terme de la 11e étape, Bagnères-de-Bigorre - Revel (218,5 km), il s'est imposé au sprint devant le grimpeur Santiago Botero, le seul Colombien du peloton. Et ce au terme d'une échappée de 203 kilomètres.

Ce qui devait être une étape de transition a fait passablement de dégâts. Dans le final et la côte de Saint-Ferréol, le peloton a littéralement éclaté. Ce qui n'a eu aucune incidence sur le classement général. Lance Armstrong est toujours vêtu de jaune.

Dans le camp des Suisses, Zülle est arrivé dans les roues de l'Américain, Dufaux, Meier et Zberg à plus de douze minutes. Malade, le Bernois Montgomery a abandonné.

Le matin, à Bagnères-de-Bigorre, c'est un Laurent Dufaux déçu qui a pris le départ: «Pour quelqu'un qui prétendait se faire une place au classement général à Paris et qui «passe par la fenêtre» comme je l'ai fait dans l'étape de Hautacam, c'est une grosse déception».

«Moralement, c'est dur! Après mon abandon au Tour de Suisse, je n'ai pas abordé le Tour de France au mieux de ma santé. J'espérais en cette première semaine pour retrouver ma meilleure forme. Sur les pentes de l'Aubisque je m'en suis vite rendu compte: je n'étais pas dans l'allure... »

Et le Vaudois de se poser la question: «Comment vais-je récupérer lors du jour de repos de mercredi?». La suite? Elle dépendra de sa motivation. «Il reste encore de belles étapes. Pourquoi ne pas viser un podium, voire une victoire?». A Courchevel? Voilà quatre ans il avait terminé 4e.

Mercredi, jour de repos. Un repos relatif au regard d'un transfert de 320 kilomètres par la route, de Revel à Carpentras. Pour les coureurs, il s'agira encore de s'astreindre à une sortie d'entraînement, histoire de «faire tourner les jambes»...

Pierre-Henri Bonvin, sur la route du Tour

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