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Mauro Dell'Ambrogio, 59 ans, dirigera le nouveau secrétariat d'État à la formation, la recherche et l'innovation dès janvier. Deux semaines après avoir mis un veto au premier choix de Johann Schneider-Ammann, le Conseil fédéral a opté pour le terrain connu en choisissant le Tessinois.

Avocat, Mauro Dell'Ambrogio est déjà secrétaire d'Etat, mais à l'éducation et à la recherche, une unité rattachée au Département de l'intérieur qui n'englobe pas la formation professionnelle, subordonnée au ministre de l'économie. Dès le 1er janvier, il pilotera l'ensemble du domaine de la formation ainsi que la recherche et l'innovation, au sein du Département de l'économie.

Suite logique d'un regroupement de la formation demandé de longue date par le Parlement, la nomination du nouveau secrétaire d'Etat n'a pas été une sinécure.

Selon Johann Schneider-Ammann, cette nomination est une très bonne solution. M. Dell'Ambrogio a l'expérience du Secrétariat d'État, il connaît la Berne fédérale et a dirigé une haute école spécialisée. Il pourra veiller à la continuité et assurer la bonne représentation de la Suisse latine.

Intéressé absent

Son choix est aussi bon du point de vue politique, a assuré Johann Schneider-Ammann. Fait très inhabituel pour ce type de nomination, l'intéressé ne s'est pas présenté devant les médias. Pour éviter les fuites, le ministre n'a en effet pas voulu rappeler le secrétaire d'Etat des Etats-Unis.

Le conseiller fédéral a été échaudé il y a deux semaines. Des fuites ont révélé qu'il avait proposé à ses collègues de nommer Roman Boutellier, professeur et vice-président de l'EPF de Zurich, mais également président du conseil d'administration du groupe Ammann, que le ministre dirigeait avant d'être élu. Le Conseil fédéral y a mis son veto.

Revenant sur l'affaire, M. Schneider-Ammann a une nouvelle fois vanté les qualités de son premier choix et déploré l'éviction de son favori. Beaucoup citée dans les médias, Isabelle Chassot n'était en revanche pas candidate, a assuré le ministre.

ATS