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L'émission télévisée de défense des consommateurs "A bon Entendeur" obtient gain de cause contre Berdoz Optic. Le Tribunal cantonal vaudois a rejeté les mesures provisionnelles demandées par l'entreprise de lunettes, indique mardi la RTS.

La Cour civile considère que la méthode d'enquête employée par "A Bon Entendeur" (ABE) était parfaitement valable. Elle a jugé infondés les reproches formulés contre l'émission et condamné la société Marc-Etienne Berdoz SA à régler les frais de justice de 8000 francs et les dépens de 6300 francs.

Contacté par l'ats, Marc-Etienne Berdoz s'est déclaré "surpris" et "pas satisfait" de cette décision. Il décidera ces prochains jours avec son avocat s'il continue la procédure pour obtenir une décision sur le fond.

Un premier objectif est toutefois atteint, selon l'opticien. "Le secrétaire général de la FRC Matthieu Fleury a reconnu que cette remise en question de la méthode de test était utile et faisait office de garde-fou pour les organisations de consommateurs", a souligné M. Berdoz.

Retrait du site demandé

ABE a diffusé le 20 septembre une émission intitulée "Lunettes optiques: voir clair dans la jungle des offres". L'enquête portait sur les lunettes optiques proposées par différentes enseignes de Suisse romande et de France voisine.

Berdoz SA avaient saisi la justice vaudoise pour qu'elle impose à la RTS de retirer la vidéo de l'émission sur son site Internet, ce qui a été rejeté. L'opticien considérait que la méthodologie du comparatif était "inadaptée" et portait atteinte à sa réputation.

Marc-Etienne Berdoz accusait aussi ABE d'avoir donné une trop belle place à un de ses concurrents en mentionnant une promotion liée à la baisse de l'euro. Rien ne permet d'affirmer que le concurrent "a été injustement favorisé" dans l'émission, répond la Cour civile.

La RTS se réjouit de ce verdict. Elle rappelle qu'en 35 ans d'existence, l'émission ABE n'a jamais été condamnée

ATS