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24 diplomates américains ont été touchés par ces "attaques" à l'ambassade des Etats-Unis à La Havane (archives).

KEYSTONE/AP/RAMON ESPINOSA

(sda-ats)

Le gouvernement américain va monter une commission pour examiner la réaction de son département d'Etat face aux mystérieuses attaques contre ses diplomates à Cuba. Celles-ci ont provoqué des pertes d'audition, des troubles cognitifs et du sommeil chez 24 diplomates.

Leur origine est encore indéterminée. Les autorités américaines avaient d'abord dénoncé des attaques acoustiques, mais certains médias américains avancent désormais que le FBI n'a pas pu établir avec certitude la cause de ces maux.

Comparaissant mardi devant une commission sénatoriale à Washington, des responsables du département d'Etat ont toutefois insisté sur le fait que les indices pointaient toujours vers une attaque. Ils ont en outre expliqué que le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, avait décidé en décembre de monter cette commission sur la réponse du département d'Etat, et qu'il comptait informer le congrès de sa composition dans les prochains jours.

"Ce qui est arrivé à ces gens a été provoqué par une technique sophistiquée qui, franchement, est tellement sophistiquée que nous ne la comprenons pas", a souligné le sénateur républicain d'origine cubaine Marco Rubio, pendant la réunion de la commission des affaires étrangères.

La Havane conteste

Compte tenu de son profond réseau de surveillance, La Havane ne peut feindre d'ignorer qui a perpétré ces attaques, ont affirmé aussi bien les responsables du département d'Etat que Marco Rubio.

Le gouvernement cubain "ne le dit pas soit parce qu'elles viennent de groupes indépendants au sein du régime, soit d'un pays tiers", a martelé M. Rubio devant des journalistes.

Un peu plus tard à La Havane, la responsable des relations avec les Etats-Unis au ministère cubain des affaires étrangères, Josefina Vidal, a réaffirmé que le gouvernement cubain n'avait "aucune sorte de responsabilité dans ces atteintes à la santé rapportées par des diplomates américains".

Celle-ci a fustigé les "accusations infondées" et les "inventions de sénateurs anti-cubains", tout en déplorant à nouveau les "mesures injustifiées" du gouvernement américain, qui a largement réduit sa présence à La Havane et expulsé 17 diplomates cubains de Washington après la révélation de cette affaire.

Selon Washington, les premières attaques remontent à novembre 2016, peu après l'élection présidentielle américaine, et les dernières ont été enregistrées en août 2017.

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ATS