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Lorenzo Stoll affiche au milieu des ses invités un soulagement avec de meilleurs résultats pour Swiss à Genève et le nouveau CS300 exploité depuis deux semaines.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Swiss mise sur son nouvel CS300 de Bombardier pour maintenir ses 15% de parts de marché à Genève d'ici à fin 2018, délai fixé pour devenir rentable sur cette plateforme. Les premiers mois de l'année ont été "bons", selon son patron en Suisse romande.

"Je suis soulagé", a indiqué dans un entretien à l'ats Lorenzo Stoll, en marge de l'inauguration du nouvel habillage romand du CS300 mercredi soir à Genève aéroport. Attendu par de nombreux acteurs, le premier de huit appareils avait été livré début juin, avec un mois de retard. Le coût de ce décalage "n'a pas été calculé dans le détail".

Après la menace de la maison mère Lufthansa de retirer Swiss au profit de la filiale allemande à bas coût Eurowings, M. Stoll se dit convaincu que la compagnie helvétique restera désormais "sur le long terme" à Genève. Le nouvel CS300 en constitue une "preuve", a d'ailleurs affirmé devant plusieurs centaines de personnes le directeur commercial Markus Binkert.

"On a eu un bon premier semestre en termes de passagers, de résultats de coût et de profitabilité", affirme M. Stoll qui prévoit une avancée sur l'ensemble de l'année. L'entreprise ne communique jamais le détail des chiffres pour Genève, notamment le volume des pertes en 2016, estimées de 30 à 40 millions de francs. M. Stoll lâche toutefois que de début 2013 à fin 2016, les affaires ont progressé de plus de 60%.

Près de 80% de remplissage

D'ici à fin 2018, Swiss veut être stable financièrement et remplir à plus de 80% ses avions depuis Genève. Il reste environ 2% à combler. Si la compagnie maintient ses 15% de parts de marché, en hausse d'environ 3 points de pourcentage en 4 ans, "ce sera déjà pas mal", affirme M. Stoll.

Il souhaite consolider la seconde place de la compagnie à Genève, derrière les 43% d'EasyJet et devant British Airways à 10 points derrière. "On ne peut pas dire que nous ne sommes pas menacés mais nous sommes confiants", affirme le patron de Swiss en Suisse romande.

"Nous avons travaillé sur les fondamentaux" et sur une approche commerciale "innovative" pour les clients, dont les effets se feront sentir dans quelques mois. Combinée avec le renouvellement des appareils, le dispositif a rassuré la direction à Zurich mais aussi Lufthansa, selon M. Stoll.

Swiss a ramené son nombre de destinations à 35 depuis Genève aéroport. Aucun nouvel aménagement n'est prévu, mais le nombre de fréquences sera mieux adapté au marché.

20% de carburant en moins

Quelques collaborateurs en charge de la maintenance de tous les CS100 et CS300 pourraient venir s'ajouter aux 230 personnes actives à Genève. "On évalue les besoins", a précisé M. Stoll.

Opérationnel depuis deux semaines depuis Genève, le CS300 a été utilisé pendant 10 jours avant de rester sur le tarmac pendant trois jours pour l'habillage. Il est plus économe en émissions de gaz à effet de serre et en nuisances sonores et a besoin de 20% de moins de carburant. "Ce n'est pas notre avion. C'est l'avion des Romands", a affirmé M. Stoll.

Après lui, le conseiller d'Etat Pierre Maudet a souligné l'importance de l'ancrage de Swiss à Genève. Cette semaine, il a par ailleurs annoncé le lancement depuis le début de l'année d'un pôle d'excellence de six entreprises. Ces sociétés rassemblent des centaines d'emplois dans l'industrie aéronautique à Genève.

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ATS