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L'équipe de "Charlie Hebdo" a défendu dimanche les caricatures controversées de Mahomet parues dans son dernier numéro. Le journal satirique assure "défendre la liberté de religion", alors que des manifestations violentes ont fait dix morts depuis vendredi au Niger.

"Chaque fois que nous faisons un dessin de Mahomet, chaque fois que nous faisons un dessin de prophète, chaque fois que nous faisons un dessin de Dieu, nous défendons la liberté de religion", a affirmé le rédacteur en chef du journal, Gérard Biard, dans une interview qui devait être diffusée dimanche soir sur la chaîne américaine NBC.

Pour lui, "il s'agit certes de la liberté d'expression, mais aussi de la liberté de religion (...) La religion ne doit pas être un argument politique", a-t-il dit. "Nous disons que Dieu ne doit pas être une figure politique ou publique. Il doit être une figure privée", a-t-il martelé.

La première livraison post-attentat de Charlie Hebdo - avec le prophète Mahomet en Une, la larme à l'oeil - continue de s'arracher en France et à l'étranger. Samedi soir, 2,7 millions d'exemplaires avaient été distribués dans les kiosques français et pratiquement aussitôt écoulés. Au total, le journal sera tiré à sept millions d'exemplaires - un score hors norme.

Journée d'enfer à Niamey

Les déclarations de Gérard Biard à NBC interviennent alors que de nouvelles manifestations contre la publication de caricatures du Prophète ont eu lieu ce week-end dans le monde musulman.

La capitale nigérienne Niamey a connu une "journée d'enfer" samedi. Des manifestations anti-"Charlie" ont dégénéré en émeutes qui ont fait cinq morts. Des groupes violents ont incendié au moins une dizaine d'églises et des commerces appartenant à des chrétiens.

Vendredi, cinq autres personnes avaient perdu la vie dans d'autres violences à Zinder (sud), la deuxième ville du pays. Là aussi, des églises avaient été incendiées, tout comme le centre culturel français de la ville.

Manifestations au Pakistan

Des milliers de personnes ont aussi manifesté dans plusieurs villes du Pakistan dimanche. Elles étaient plus de 5000 à Lahore, où le chef du mouvement islamiste interdit Lashkar-e-Taiba a appelé au boycott des produits français et exhorté les dirigeants du pays à oeuvrer en faveur de l'adoption d'une loi internationale interdisant le blasphème.

D'autres rassemblements ont eu lieu à Karachi, Quetta, Peshawar ou à Multan. Certains des manifestants ont brûlé des drapeaux français ainsi que des effigies du président François Hollande et des dessinateurs de l'hebdomadaire satirique.

La contestation s'est également étendue au Yémen ou dans le Caucase russe. Quelque 15'000 personnes se sont rassemblées samedi en Ingouchie et une manifestation est prévue lundi en Tchétchénie. Un autre aura lieu à Téhéran.

Appels au calme

Certaines autorités musulmanes ont lancé des appels au calme. "N'oubliez pas que l'islam est contre la violence", ont ainsi affirmé samedi soir une vingtaine d'oulémas nigériens.

L'Organisation de la conférence islamique (OCI) a appelé les fidèles à "continuer à faire preuve de retenue", tout en regrettant que le dessin de Mahomet publié par "Charlie Hebdo" soit "intolérant, irrespectueux et (soit) un signe de haine et d'insensibilité" envers les musulmans.

Liberté d'expression

Les dirigeants occidentaux, eux, continuent à défendre la liberté d'expression. M. Hollande avait assuré samedi que la France resterait ferme sur ses "principes" et ses "valeurs", dont la liberté d'expression".

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ATS