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Le groupe de distribution français Boulanger a présenté des excuses samedi après avoir été pointé du doigt par un organisme de contrôle ayant relevé des milliers de commentaires injurieux ou déplacés dans ses fichiers clients. Il a jugé ces propos "inacceptables".

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a été alertée par une plainte individuelle. Elle a trouvé 5828 commentaires qualifiés de "non pertinents" dans des fichiers clients comme: "client chiant", "très con", "n'a pas de cerveau", "grosse connasse qui se croit tout permis", ou encore "fort accent africain", "de confession juive", ou "alcoolique"...

Les enquêteurs de la CNIL avaient constaté ces infractions lors d'un contrôle dans un des magasins de la société spécialisée dans l'électroménager et le multimédia, ainsi que sur le site internet de l'enseigne.

"J'ai été tout d'abord choqué et surpris des informations communiquées par la CNIL. Les faits sont rares mais vrais. Nous ne devons pas nous défausser devant ce manquement grave", a réagi samedi le directeur général de Boulanger Etienne Hurez, cité dans un communiqué.

Le groupe a aussi annoncé avoir mis en place un audit interne pour rechercher l'origine des commentaires et promis de se conformer aux demandes de la CNIL. Celle-ci lui a donné trois mois pour que ne puissent plus être enregistrés dans ses fichiers de commentaires excessifs sur sa clientèle, sous peine de risquer une sanction.

ATS