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Il y a dix ans, le 2 octobre 2001, la flotte de Swissair était immobilisée, marquant le dernier acte de la débâcle de la compagnie aérienne nationale à court de liquidités. Si ce "grounding" a représenté un véritable traumatisme, le temps semble désormais avoir fait son oeuvre.

Mardi 2 octobre: les long-courriers ont pu quitter le tarmac zurichois, mais les retards s'accumulent et le chaos s'installe à l'aéroport de Kloten. Vers midi, les passagers sont informés que Swissair n'obtient plus de kérosène et à 16h15, tous les vols sont suspendus pour une durée indéterminée. Swissair attend toujours un versement de sa banque principale.

Les avions stationnés à l'étranger sont rapatriés et plus aucune compagnie n'échange les billets Swissair. Mercredi, 400 vols sont annulés dans le monde et les 76 appareils de la compagnie restent au sol, laissant en rade plus de 38'000 passagers.

Versement en question

Cela faisait depuis la paralysie du trafic aérien aux et vers les Etats-Unis, suite aux attentats du 11 septembre 2001, que les rumeurs de faillite de Swissair ne cessaient d'enfler. Le soir du 29 septembre, son patron depuis mars, Mario Corti, avait tiré la sonnette d'alarme: au bord du gouffre, avec une dette dépassant les 15 milliards de francs, Swissair n'est pas en mesure de garantir les salaires d'octobre.

Ce versement suscitera d'ailleurs de vifs débats entre Mario Corti et les banques, principalement l'UBS. Et le procès pénal des 19 anciens responsables du groupe, dont son patron, ne permettra pas de faire la lumière sur cet épisode.

Procès insatisfaisant

Un peu moins de six ans après le grounding, le 7 juin 2007 devant le Tribunal de district de Bülach (ZH), le premier et unique procès pénal des ex-dirigeants de la compagnie s'achèvera sur la relaxe des 19 inculpés. Ce procès fleuve, dont le verdict ne satisfera personne à l'exception des accusés, aura néanmoins permis de faire le deuil de la compagnie au niveau du grand public.

Dix ans après la disparition du groupe, la liquidation menée par l'avocat zurichois Karl Wüthrich, suit toujours son cours.

ATS