Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Cultiver de la salade dans l'eau plutôt qu'en terre: un fournisseur de la Migros en a pris le parti en Argovie. Les premières "hydrosalades" seront récoltées dans quelques jours. Nourries au bouillon de culture, elles sollicitent peu de place, d'eau et d'engrais.

La méthode choisie par le producteur lucernois Trachsel SA dans sa grande serre d'Oftringen (AG) soutient le développement durable, souligne la Migros jeudi dans un communiqué. A volume égal, les hydrosalades nécessitent huit fois moins de surface de culture, 70% moins d'eau et 60% moins d'engrais que les salades poussant en terre.

Le directeur de Trachsel SA Patrick Forster en est convaincu: les cultures hydriques de salade ont un grand avenir devant elles, les terres cultivables devenant de plus en plus rares. Le producteur prévoit de faire pousser 2,6 millions d'hydrosalades par an dans ses serres.

Meilleur pour le climat et l'environnement

Le site d'Oftringen est chauffé sans porter atteinte à l'environnement. Il utilise l'air chaud de la station de traitement des déchets voisine.

La fondation de protection du climat "myclimate" salue la démarche innovante lancée en Argovie. Dans une étude mandatée par le producteur, elle conclut que la culture d'hydrosalade permet d'économiser les ressources. Elle pèse donc moins sur l'environnement et le climat qu'une culture de salade en terre.

Cette méthode permet en outre de réduire l'importation de salades durant l'hiver, se réjouit Rolf Bernhard, responsable des labels et des relations avec les cultivateurs à la coopérative Migros-Aar. L'hydrosalade cultivée à Oftringen constitue un croisement de trois salades: la Lollo rouge, la Lollo verte et la feuille de chêne verte.

Emballée avec ses racines et marquée d'un label, cette salade sera mise en vente dans les supermarchés du géant orange dans les cantons d'Argovie, de Zurich et de Lucerne.

ATS