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Façonnés en Pologne et en Grèce durant sept années, les 65'000 plans du long-métrage - tous peints à la main - ont mobilisé 125 artistes du monde entier (photo symbolique).

Keystone/EPA PAP/STANISLAW ROZPEDZIK

(sda-ats)

Le pari était osé, mais le résultat est époustouflant: dans "Loving Vincent", 120 toiles de Vincent Van Gogh prennent vie pour retracer les derniers jours du peintre dans un film d'animation aussi envoûtant qu'haletant.

Très attendu pour son ambition formelle, le long-métrage de la réalisatrice polonaise Dorota Kobiela et de son homologue britannique Hugh Welchman a reçu mardi une ovation lors du festival d'Annecy. Le film était présenté en compétition et en avant-première mondiale.

"L'âme de ce projet, c'est la peinture de Vincent Van Gogh. C'est son souffle d'artiste", a raconté Dorota Kobiela, submergée par l'émotion au moment d'évoquer les défis de la fabrication de cette oeuvre entièrement animée à la peinture à l'huile, à la manière du maître.

Comme un tableau géant discontinu

Epousant avec minutie son inimitable style coloré, le film bascule dans d'extraordinaires séquences de flash-back en noir et blanc lorsque le passé du génie néerlandais s'invite dans le récit. "Loving Vincent" fonctionne comme un tableau géant - au format 4/3 - que l'artiste incompris de son vivant aurait peint et modelé sans discontinuer devant les yeux des spectateurs durant 94 minutes.

Très écrits, les dialogues du long-métrage ont été inspirés par la lecture de plus de 800 lettres rédigées par Van Gogh à ses amis et à sa famille, la plupart à destination de son frère Théo. Son intrigue, mêlant pure fiction et faits historiques, repose sur ce courrier disséqué par les deux cinéastes, qui se sont concentrés sur les ultimes instants de l'artiste.

Façonnés en Pologne et en Grèce durant sept années, les 65'000 plans du long-métrage - tous peints à la main - ont mobilisé 125 artistes du monde entier.

ATS

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