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Une affiche appelant à condamner Bill Cosby a été suspendue devant un tribunal de Pennsylvanie où se déroule son procès.

KEYSTONE/EPA/TRACIE VAN AUKEN

(sda-ats)

Une "menteuse pathologique", selon la défense, face à un "manipulateur", selon l'accusation, ce sont deux visions d'un même dossier, celui du procès de Bill Cosby, qui se sont affrontées mardi lors des plaidoiries. Les délibérations devraient débuter mercredi.

L'acteur, longtemps considéré comme une figure morale, est accusé d'avoir agressé sexuellement l'ancienne basketteuse professionnelle Andrea Constand à son domicile en janvier 2004, après lui avoir fait avaler un puissant sédatif.

"Vous avez affaire à une menteuse pathologique", a martelé Tom Mesereau, conseil du créateur de la série "The Cosby Show". "Ce ne sont pas des incohérences, ce sont des mensonges", a-t-il soutenu, soulignant l'absence de preuve matérielle dans le dossier.

Il a notamment accusé Andrea Constand d'avoir volontairement déformé la nature exacte de sa relation avec Bill Cosby, beaucoup plus intime qu'elle ne voulait bien le dire selon lui. Si l'acteur a effectivement reconnu avoir procédé à des attouchements sur elle un soir à son domicile, il soutient depuis le début qu'il s'agissait d'une relation consentie.

Incohérences chronologiques

Avant Tom Mesereau, sa consoeur Kathleen Bliss, l'autre conseil à avoir plaidé pour la défense mardi, avait beaucoup insisté sur le témoignage de Marguerite Jackson, ancienne collègue d'Andrea Constand.

Durant le procès, cette employée de l'université de Temple, où elle a connu la victime présumée, a assuré qu'Andrea Constand s'était vantée auprès d'elle de pouvoir inventer une agression sexuelle pour soutirer de l'argent à Bill Cosby. Kathleen Bliss a souligné que le témoignage de Marguerite Jackson n'avait jamais varié alors que celui d'Andrea Constand avait évolué, présentant des incohérences en matière de chronologie notamment.

Le matin, Kathleen Bliss s'était également attachée à discréditer le témoignage des cinq autres victimes présumées de Bill Cosby qui ont été auditionnées durant le procès, avant Andrea Constand.

"Une arnaqueuse"

Pour Tom Mesereau, Andrea Constand est "une arnaqueuse" parvenue à faire chanter un homme riche et puissant. Le conseil a ainsi rappelé l'existence d'un accord amiable conclu en 2006 entre l'acteur et sa victime présumée, qui a reçu plus de 3 millions de dollars de dédommagements.

Pour l'avocat, cette transaction est "l'une des escroqueries de haut vol les plus remarquables de l'histoire". Bill Cosby "pensait qu'il achetait la tranquillité. Il ne l'a pas eue", a lancé M. Mesereau

"Plan parfait"

Mais pour l'accusation, s'il y a bien eu manipulation, elle est le fait de l'acteur, qui a "utilisé" son image de bon père de famille, de mentor, "ce qui lui a permis de gagner la confiance" de femmes sans méfiance.

"Elle n'est pas l'escroc. C'est lui", a lancé la représentante du ministère public, Kristen Feden, très combative. En proposant à Andrea Constand de l'alcool et des pilules, contenant un puissant sédatif, il mettait à exécution son "plan parfait". "Il savait ce qu'il faisait."

S'il est reconnu coupable des trois chefs d'accusation retenus contre lui (pénétration sans consentement, en état d'inconscience de la victime et après avoir administré des médicaments), Bill Cosby risque, en théorie, jusqu'à 30 ans de prison.

En juin 2017, à l'issue de 52 heures de délibérations, le jury du premier procès de Bill Cosby n'avait pu se prononcer à l'unanimité, entraînant l'annulation du procès.

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ATS