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Le président chypriote grec Nicos Anastasiades (à gauche) a été accueilli par l'émissaire de l'ONU Espen Barth Eide à son arrivée au Palais des Nations.

KEYSTONE/POOL KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

L'avenir de la réunification de Chypre se discute depuis lundi à Genève. Les dirigeants des entités grecque et turque ont entamé leur "moment de vérité" pour mettre fin à une division de plus de 40 ans, avant une conférence avec les Etats garants de l'île dès jeudi.

Les deux parties sont à un "moment de vérité", a estimé dans l'après-midi devant la presse l'émissaire de l'ONU Espen Barth Eide. Il estime qu'un accord sera "difficile", "mais c'est possible".

Après deux vagues de pourparlers non concluants en novembre au Mont-Pèlerin (VD), le président chypriote grec Nicos Anastasiades et le dirigeant chypriote turc Mustafa Akinci se sont retrouvés peu après 09h00 au Palais des Nations à Genève. Ils n'ont fait aucune déclaration et ne se sont pas serré la main devant les caméras.

Sécurité et garanties

Les deux dirigeants s'étaient rencontrés dès dimanche de manière informelle. MM. Anastiasiades et Akinci discutent des chapitres liés à la sécurité et aux garanties. Lundi matin, ils ont abordé la question du nombre de Chypriotes qui peuvent réclamer une propriété après l'invasion turque en 1974.

M. Anastasiades souhaite le retour d'au moins 100'000 Chypriotes grecs dans les propriétés qu'ils avaient dû quitter dans le nord de l'île lors de la partition en 1974. Les Chypriotes turcs de leur côté veulent voir le moins possible de personnes évacuer leur foyer actuel.

Un groupe de travail a été établi. La partition a provoqué le déplacement d'environ 162'000 Chypriotes grecs et de 48'000 Chypriotes turcs, selon des estimations. "Nous avons eu une bonne conversation", a dit M. Eide. La gouvernance a aussi été évoquée.

Cartes à présenter

Les dirigeants ont prévu de présenter mercredi les cartes des deux parties d'une future fédération. Totalisant environ 22% de la population, les Chypriotes turcs contrôlent toutefois plus d'un tiers de son territoire. Les deux dirigeants seraient proches de s'entendre sur un peu moins de 30% de l'île pour les habitants de la partie nord (chypriote turque).

Dès jeudi, une conférence doit réunir les parties, les Etats garants de l'ordre constitutionnel à Chypre - la Turquie, la Grèce et la Grande-Bretagne - et l'UE. Le président turc Recep Tayyip Erdogan devrait participer en cas d'avancée d'ici mercredi. Londres pourrait envoyer son chef de la diplomatie Boris Johnson en cas de percée.

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ATS