Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

A Genève, le "projet Maghreb" vise une trentaine de départs volontaires par an de délinquants multirécidivistes dans leur pays d'origine. Parmi les 95 ressortissants maghrébins qui s'y sont intéressés depuis son lancement en août 2011, dix en ont profité.

Ce programme pilote en Suisse prévoit le financement à hauteur maximale de 4000 francs d'un projet professionnel au Maghreb avec en contre-partie un retour volontaire. Il vise des délinquants multirécidivistes qui ont purgé leur peine. L'objectif est de les faire quitter le territoire genevois en leur offrant un retour au pays la tête haute.

"Il n'y a pas d'angélisme: le but est qu'ils partent pour répondre à un problème sécuritaire", explique Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la sécurité et de la police (DSPE). Faute d'accord de réadmission - sauf avec la Tunisie - ou de papiers d'identité, les ressortissants maghrébins ne peuvent pas être expulsés.

Empreintes digitales

Les candidats à ce type de retour volontaire, principalement des hommes de 20 à 30 ans, doivent préparer et soumettre un projet professionnel crédible. Ils doivent aussi décliner leur identité, empreintes digitales à l'appui. Un acte pas anodin, car il rend tout retour clandestin en Europe quasiment impossible.

Cette formule de la carotte et du bâton a fait mouche auprès de dix personnes. Leurs projets professionnels touchent divers domaines: mécanique, taxi, boulangerie ou encore buanderie, relève Nadine Mudry, secrétaire adjointe en charge du domaine des migrations au DSPE. Une formation dans la fromagerie a aussi été sollicitée.

Plate-forme intercantonale

Ce projet initié par la conseillère d'Etat Isabel Rochat a suscité l'intérêt d'autres cantons, dont Neuchâtel. Côté financement, le DSPE a prévu de puiser dans un fonds alimenté par l'argent des saisies de drogue, comme le prévoit la loi.

Par ailleurs, une plate-forme de coordination intercantonale va être mise sur pied d'ici juin pour appréhender de manière plus globale ces problèmes liés aux délinquants non-expulsables.

ATS