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Les cantons peuvent, pour le moment, encore surmonter l'afflux de réfugiés, affirme dans la Neue Zürcher Zeitung Peter Gomm, président de la Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS). Cependant, la situation devient "très tendue", souligne-t-il.

"De nombreux cantons atteignent les limites de ce qu'ils peuvent réaliser avec les structures et procédures actuelles", assure M. Gomm dans une interview parue dans l'édition de lundi du quotidien alémanique. C'est tout spécialement le cas pour la question des logements, note le conseiller d'Etat soleurois.

Peter Gomm défend toutefois la décision de la Confédération et des cantons de ne pas avoir activé jusqu'ici le plan d'urgence pour l'asile. "Nous devrions travailler dans les structures ordinaires tant que nous le pouvons", commente-t-il.

En cas d'activation de ce plan, les procédures constitutionnelles seraient rendues obsolètes. "La Confédération pourrait alors, par exemple, avoir directement accès aux logements et installations de la protection civile."

Renforts de la PC

Bien qu'il soit très difficile de chiffrer à l'avance l'afflux de requérants, la Suisse doit se préparer à une situation d'urgence, poursuit le chef de la CDAS. Au même rythme que cet automne, quelque 50'000 requérants pourraient passer la frontière l'an prochain: on se rapprocherait alors assez vite de la limite de capacité.

Les membres de la protection civile (PC) pourraient être mobilisés pour l'encadrement des migrants, du moins temporairement, suggère en outre M. Gomm. "En Autriche, les employés des sociétés en charge de l'hébergement des requérants étaient parfois tellement occupés qu'il n'y avait pratiquement plus de personnel dans les campements", rappelle-t-il. "Des images que nous ne voulons pas voir ici."

Améliorer l'intégration

Le conseiller d'Etat PS critique par ailleurs le fait qu'il y ait trop de réfugiés reconnus et d'étrangers admis provisoirement bénéficiant de l'aide sociale. "Cela doit changer, et c'est aux cantons d'agir", martèle-t-il. Etat et cantons doivent soutenir l'intégration par le biais du travail, d'après lui.

Les cours préparatoires et les stages ne suffisent pas, assure Peter Gomm. Il préférerait voir des employés d'entreprises prendre en charge partie de l'intégration professionnelle sur place et recevoir en échange une contribution. "Les stimulants ne sont pas bien placés à l'heure actuelle: sitôt que quelqu'un est embauché, tout soutien de la Confédération disparaît", regrette-t-il.

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ATS