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La pression reste forte au Parlement pour augmenter les effectifs des gardes-frontière. Pas moins de 130 conseillers nationaux issus de tous les partis soutiennent une motion réclamant 100 à 200 professionnels supplémentaires. Le Conseil fédéral est réticent.

Le bras de fer entre les Chambres et le gouvernement ne date pas d'hier. Excédées par les atermoiements du Conseil fédéral, les commissions parlementaires de la politique de sécurité viennent de demander que 24 nouveaux postes de gardes-frontière soient garantis dès 2013 et qu'un crédit en ce sens soit libéré dans le budget.

L'auteur de la nouvelle motion, Hans Fehr (UDC/ZH), justifie les besoins par le hausse de la criminalité transfrontalière et l'afflux de requérants d'asile en provenance de l'Italie. Des craintes relayées dans une autre motion, de Marco Romano (PDC/TI), qui postule elle un effectif global d'au moins 2012 gardes-frontière, contre 1941 aujourd'hui.

Réticences

Dans ses réponses publiés jeudi, le Conseil fédéral continue d'afficher sa réticence à embaucher à tour de bras. Recruter, former et intégrer à court terme 100 à 200 personnes placerait le Corps des gardes-frontière (Cgfr) devant de grandes difficultés. Il aurait de la peine à garantir que son personnel présente le niveau de qualification requis.

Le gouvernement évoque aussi l'état des finances qui ne lui laisse qu'une marge de manoeuvre limitée. Il assure toutefois "vouer une attention particulière aux effectifs du personnel du Cgfr et à la sécurité intérieure de la Suisse". Sur les 35 postes demandés par le Corps, 11 ont été créés l'an dernier. Vingt-quatre autres ont été accordés pour compenser la suppression à fin 2012 du service d'appui fourni par la sécurité militaire.

ATS