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A Genève, 200 personnes ont manifesté mercredi soir contre l'Accord sur le commerce des services (TISA en anglais). Depuis lundi, le consulat d'Australie accueille un nouveau round de négociations en dehors du cadre de l'OMC.

Début juin, WikiLeaks publiait l'agenda des négociateurs et le texte principal de l'Accord sur le commerce des services (ACS), en anglais Trade in Services Agreement (TISA). Selon le site, les discussions de 51 pays, dont les Etats-Unis, les 28 pays de l'Union européenne et la Suisse, portent sur les services financiers, les télécoms et la réglementation intérieures, notamment.

A Genève, le comité local STOP TISA ainsi que les syndicats, la gauche et des organisations sociales ont appelé à manifester contre l'accord. Ils dénoncent la libéralisation future de la plupart des services encore publics, comme l'éducation, la santé et l'énergie, indépendamment des politiques mises en place par les gouvernements nationaux ou locaux.

Menace pour la démocratie

"TISA est une menace pour la démocratie. Les Etats se dépossèdent eux-mêmes et leurs peuples de leurs compétences démocratiques", a déclaré Eric Decarro, de STOP TISA, critiquant le "coup de force" et "l'appétit" des multinationales qui veulent tout soumettre aux lois du marché. "Les négociations sont engagées depuis 2012 sous leur pression", a-t-il relevé.

La conseillère nationale Verte Anne Mahrer a rappelé que TISA se négocie "dans le plus grand secret". Selon elle, le Secrétariat d'Etat à l'économie mène la négociation de son propre chef, sans consulter le Parlement. "Il n'est pas acceptable qu'un traité d'une telle ampleur soit l'apanage du seul secteur privé. Pour les Verts, le service public n'est pas négociable", a-t-elle souligné.

Symboliquement hors TISA

Le cortège s'est déplacé de la Place des Nations jusqu'au bâtiment de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). "Menace mortelle sur les services publics", "Nous ne vendrons pas nos âmes aux multinationales", "Contre de nouveaux traités négociés dans le dos des peuples" ou encore "Accord scélérat", pouvait-on lire sur les pancartes.

Les négociations sur TISA ne devraient pas aboutir avant 2016. Elles se déroulent parallèlement à l'OMC, mais leurs résultats pourraient ensuite être repris par les autres pays dans le cadre du cycle de Doha. En signe de protestation, plusieurs villes, dont Carouge et Meyrin dans le canton de Genève, se sont déclarées, symboliquement, hors zone TISA.

ATS