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30 ans pour l'unité d'élite de la police cantonale fribourgeoise

Le GRIF protège notamment des personnalités gouvernementales contre les velléités d'éventuels assaillants.

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

Le groupe d'intervention de la Police cantonale Fribourg (GRIF) fête ses 30 ans. L'unité d'élite, discrète par vocation, s'ouvre au public histoire de marquer le coup, notamment avec une journée des portes ouvertes samedi.

Le mois d'octobre est celui des festivités pour le GRIF, dont les hommes répondent à 200 sollicitations réelles par an en moyenne, soit quatre par semaine. Personnalités et médias ont eu droit pour leur part mardi à Granges-Paccot (FR) à des démonstrations et une présentation de l'unité d'élite de la police cantonale fribourgeoise.

Esprit de famille

Les hommes placés sous la conduite de l'adjudant Fabrice Tinguely constituent la crème de la crème des forces cantonales, à l'instar d'autres unités de ce type dans les autres polices romandes. Le GRIF est divisé en trois groupes, afin de garantir une présence 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

Il s'agit d'emblée de s'enlever de l'esprit l'image de policiers "à la Rambo". Pour servir au sein du GRIF, il faut suivre un parcours du combattant, en tout cas du point de vue des exigences requises, compris entre un et trois ans pour des individus issus à la base des rangs de la police cantonale, a expliqué Fabrice Tinguely.

Ce dernier a mis en avant l'esprit de famille qui règne parmi ses subordonnés. Ensuite, l'adjudant a loué des qualités telles que l'équilibre mental et la polyvalence. "Il faut savoir se maîtriser en maintes circonstances et garder la tête sur les épaules", a-t-il insisté.

Conseil fédéral

Parmi les interventions réalisées par le GRIF, figurent les transferts de détenus dangereux, la protection de personnalités, en particulier pour le compte de conseillers fédéraux, lors des déplacements à l'étranger aussi, des interventions en milieu carcéral et des services de sécurité dans les tribunaux.

Certaines de ces missions ont fait l'objet de démonstration devant des invités plutôt impressionnés. Des hommes du GRIF sont intervenus par exemple pour maîtriser un forcené retranché dans un appartement fait de planches pour la circonstance, mais l'intensité de l'action a donné des reflets de réalisme certains.

Une personnalité, qui aurait pu être un conseiller fédéral, est attaquée sitôt sortie de sa berline que l'on suppose blindée. Des gardes du corps et des renforts faisant irruption d'un van juste derrière assurent au ministre d'être évacué rapidement avant que les policiers ne règlent son compte à l'assaillant muni d'un sabre.

Longue histoire

Le major Jacques Meuwly, chef de la gendarmerie, est revenu sur l'historique de la naissance du GRIF le 1er février 1988. Les origines remontent à l'attentat perpétré par l'organisation palestinienne Septembre noir contre des membres de l'équipe olympique israélienne aux jeux de Munich en 1972, causant onze morts parmi celle-ci.

Au-delà, l'action du GRIF s'inscrit dans un contexte romand. Chacun des six cantons concernés dispose d'unités, avec chacune leur histoire. Mais la collaboration et les échanges existent avec le GIRO (pour groupes d'intervention romands) et le TERO (pour tireurs d'élite romands, avec Berne et le Tessin), une entité basée à Genève.

La population fribourgeoise, et d'autres cantons, pourra quant à elle se faire une idée de l'action de l'unité d'élite de sa police samedi. En plus de leur présence à un stand, dans le cadre de la journée des portes ouvertes à Granges-Paccot, les membres du GRIF proposeront trois démonstrations entre 10h00 et 15h00.

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