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37 millions de décès prématurés évitables par une vie plus saine

Ce contenu a été publié le 03 mai 2014 - 15:09
(Keystone-ATS)

Cigarettes, alcool ou alimentation trop salée: au moins 37 millions de décès prématurés pourraient être évités d'ici 2025 à l'échelle de la planète si la population adoptait globalement un mode de vie plus sain, affirme une étude publiée samedi.

Des scientifiques de l'Imperial College de Londres ont calculé que l'élimination ou la réduction de six facteurs de risques pour la santé permettrait d'empêcher ou de retarder 37 millions de personnes de mourir prématurément, selon un article publié dans la revue médicale britannique "The Lancet".

Ces objectifs de vie plus saine consistent à réduire du tiers ou de moitié la consommation de tabac, à limiter de 10% celle d'alcool, à réduire de 30% la quantité de sel consommé, à réduire de 25% le nombre de personnes souffrant d'hypertension artérielle et à stopper la hausse du nombre des personnes obèses et diabétiques.

Cet effort permettrait d'éviter ou retarder d'ici 2015 plus de 16 millions des décès parmi la population mondiale des 30 à 70 ans et éviterait 21 millions de morts prématurées parmi les plus de 70 ans.

Tabac et hypertension artérielle

Les deux éléments prépondérants pour agir sur l'espérance de vie sont le tabac et l'hypertension artérielle, facteur de risque important pour les maladies cardiovasculaires et qui peut être combattu par médicaments et aussi en pratiquant des exercices physiques et réduisant la consommation de sel.

Le principal signataire de l'étude, le Pr Majid Ezzati précise que ce sont les populations à faibles revenus et à revenus moyens qui bénéficieraient le plus de tels efforts, avec 31 millions de morts prématurées évitées ou retardées.

Respecter ces objectifs de vie plus saine permettrait "d'accentuer la baisse de la mortalité par maladies cardiovasculaires et par maladies respiratoires chroniques, de réduire le nombre des morts par cancers du poumon et de l'estomac, et d'inverser la tendance en matière de mortalité liée au diabète", selon ce spécialiste de santé, nutrition et environnement, cité dans un communiqué du Lancet.

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