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Conséquence de la vigueur du franc, pas loin de la moitié des entreprises suisses (45%) juge la marche de leurs affaires négative, selon un sondage de KPMG. Dans ce contexte difficile, 73% d'entre elles redoutent la résiliation des accords bilatéraux avec l'UE.

Pour nombre d'entreprises suisses, l'appréciation du franc par rapport à l'euro consécutive à l'abandon à mi-janvier par la Banque nationale suisse (BNS) du taux plancher liant les devises helvétique et européenne a entraîné une détérioration de la situation économique, rappelle lundi le cabinet de conseils et d'audit comptable. La faiblesse de la marche des affaires résulte de la forte pression sur les prix, tant en Suisse qu'à l'étranger.

Sans surprise, ce changement d'environnement se reflète aussi sur les jugements quant à la compétitivité de la place économique suisse. Sur les 80 entreprises sondées dans l'ensemble des secteurs d'activité, près des deux tiers (64%) estiment que la situation en la matière s'est détériorée par rapport à 2014.

Si la grande majorité des firmes doit faire front à la vigueur du franc, 16% d'entre elles y voient un danger quant à leur existence. Il n'en reste pas moins que les entreprises continuent dans l'ensemble de miser sur l'innovation et la croissance, sans privilégier uniquement les réductions de coûts.

Craintes pour les accords bilatéraux

Parmi les sociétés jugeant l'environnement actuel négatif, 40% renoncent pour l'heure à mettre en oeuvre des mesures de restructuration ou à en planifier, selon KPMG. Selon les secteurs d'activité, les sociétés industrielles ainsi que celles actives dans le commerce de détail et les biens de consommation sont les plus pessimistes, 71% des premières et 76% des secondes jugeant l'évolution négative.

Sur le plan politique, une éventuelle résiliation des accords bilatéraux entre la Suisse et l'Union européenne (UE) suscite de grandes incertitudes, près de trois entreprises sur quatre évoquant à ce titre un risque négatif, selon KPMG. Certaines y voient même une menace existentielle.

Selon deux études indépendantes réalisées sur mandat du Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) et dont le Conseil fédéral a pris connaissance vendredi, les conséquences d'un abandon du paquet des bilatérales I aurait des conséquences énormes sur l'économie suisse. Il entraînerait d'ici 2035 des pertes cumulés représentant un recul du produit intérieur brut (PIB) de 460 à 630 milliards de francs, soit environ un "revenu annuel" actuel de la Suisse.

En moyenne, le PIB annuel serait inférieur de 32 milliards de francs. Un chiffre qui correspond grosso modo à la performance économique d'un canton de taille moyenne comme Saint-Gall ou à celle du secteur suisse du bâtiment.

Offre de travail réduite

Il faudrait en outre escompter d'autres effets négatifs du fait que la place économique perdrait de son attrait et de l'incertitude entourant les relations de la Suisse avec son principal partenaire commercial, soulignent les deux études. Par exemple, contingenter l'immigration entraînerait une réduction de l'offre de travail et pousserait les coûts du recrutement à la hausse.

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ATS