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RUAG a accru son bénéfice net de 5,9% à 97 millions de francs en 2011, en dépit du franc fort, des économies des Etats et des matières premières plus chères. Mais le groupe d'aéronautique et d'armement en mains de la Confédération peine à se trouver un nouveau patron.

"Nous cherchons toujours un directeur général", a annoncé jeudi devant la presse à Zurich le président du conseil d'administration Konrad Peter. Celui-ci a repris la direction opérationnelle ad intérim, suite au départ chez Sonova de Lukas Braunschweiler fin octobre 2011.

S'il n'entend pas prolonger sa double casquette, Konrad Peter reconnaît que le profil exigé est limitatif. Secret militaire oblige, le chef de RUAG doit impérativement être suisse, rodé à l'international et avec cela, accepter de gagner moins que dans le privé.

"Colportage" sur l'assemblage du Gripen

La quête se poursuit donc pour l'entreprise bernoise, qui a réalisé en 2011 une croissance organique de 2,5%. Réduit de 3,5% par les effets de change, le chiffre d'affaires a reculé de 1% à 1,78 milliard de francs, encore marqué par l'annulation de grands projets. Le résultat opérationnel EBIT a en revanche augmenté de 12,5% à 110 millions.

"Je tiens à préciser que RUAG n'est pas impliqué dans la décision politique concernant le montage des Gripen", a souligné Konrad Peter en réaction aux informations parues dans la presse jeudi, qu'il a qualifiées de "colportage".

Il précise qu'aucune commande n'existe en relation avec ces avions de combat, même si le groupe entend bien obtenir un mandat, a dit le président.

D'ailleurs, RUAG entretient des contacts plus étroits avec le groupe européen EADS, producteur de l'Eurofighter, son second client après l'armée suisse, a relevé Konrad Peter. Vient ensuite Dassault, avec le Rafale. Le suédois Saab, qui doit livrer les Gripen, figure au quatrième rang.

ATS