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Le jeune prodige Carlos Antonio Santamaria estime que le Mexique est "dans la tempête", principalement du fait "d'un manque d'éducation". Il demande au président-élu Andres Manuel Lopez Obrador "de ne pas commettre les erreurs de ces prédécesseurs".

KEYSTONE/EPA EFE/SASHENKA GUTIERREZ

(sda-ats)

Sa peluche favorite à la main, Carlos Antonio Santamaria va se rendre lundi à l'université de l'Unam. A 12 ans, il va y entamer des études de physique biomédicale, devenant le plus jeune étudiant à intégrer cette prestigieuse université de Mexico.

"Mon principal objectif est (...) d'apporter les éléments de base pour que médecins et biologistes puissent résoudre nos problèmes biologiques", explique Carlos devant une forêt de micros et de caméras, lors d'une conférence de presse à l'Unam.

"Si on arrive à fabriquer une cellule qui se maintienne seule, organite par organite, on peut alors soigner toutes les maladies", explique-t-il en arborant un large sourire, qui dévoile des dents de lait récemment tombées.

Cet étudiant qui a de "hautes capacités cognitives", selon l'Unam, débutera lundi une licence de physique biomédicale, mais il n'aime pas qu'on le qualifie de "génie". Il va rejoindre la trentaine d'étudiants sélectionnés pour ce cursus sur environ 700 postulants.

Pas de tout repos

Il dit qu'il va entrer à l'université avec une "soif d'apprendre". Mais sa mère, impatiente à ses côtés, voudrait surtout qu'il avale son goûter. "Je vais aller en classe avec ma peluche", un puma, mascotte du club de football de cette université, indique Carlos à l'AFP. Même si le football n'est pas sa passion, il est supporter de l'équipe universitaire. Il préfère toutefois les jeux de construction et les jeux vidéos.

Quand il n'est pas plongé dans ses livres d'études, il aime aussi lire des documents de vulgarisation scientifique ou de la littérature classique. "L'autre jour, je lisais Don Quichotte (de Miguel de Cervantes) et Cent ans de solitude (écrit par Gabriel García Márquez, prix Nobel de littérature en 1982, ndlr)", raconte-t-il, ses lunettes bleues autour du cou.

Pour en arriver là, son parcours n'a pas été de tout repos. Si la compagnie des adultes lui est agréable, la relation avec les autres enfants "est un peu plus difficile", confie le jeune garçon.

Appel au président-élu

Il a subi une "ambiance hostile" dans les écoles où il est passé avant finalement d'obtenir ses diplômes à l'Institut national d'éducation pour adultes. "Il a dû passer des examens pour adultes", ce qui n'est pas non plus normal, se plaint son père Fabian.

"Il faudrait des examens pour enfants", estime son père, qui a dû batailler avec l'administration pour qu'il obtienne le droit de passer le baccalauréat. Carlos aimerait que son université "accueille un groupe d'enfants comme lui, qu'elle fasse passer un test à tous les enfants qui veulent s'y inscrire".

Le jeune prodige estime que le Mexique est "dans la tempête", principalement du fait "d'un manque d'éducation". Il demande au président-élu Andres Manuel Lopez Obrador "de ne pas commettre les erreurs de ces prédécesseurs" et demande aux députés "de penser davantage aux minorités".

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