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La Chine a mis en place une "grande muraille" cybernétique qui censure les contenus dérangeants pour le régime communiste (archives).

KEYSTONE/EPA/HOW HWEE YOUNG

(sda-ats)

La Chine teste ses moyens de censure à l'approche du 19e congrès du Parti communiste (PCC). Ce grand rendez-vous aura lieu à l'automne et doit conférer au président Xi Jinping un nouveau mandat de cinq ans à la tête du pays.

Des centres de données internet (IDC) et des sociétés de logiciels dématérialisés (cloud) ont reçu ordre de participer pendant trois heures jeudi à un exercice de "réaction en urgence" de fermeture de sites web, ont rapporté quatre participants dont l'opérateur du "cloud" Microsoft en Chine.

Il s'agissait pour le ministère de la Sécurité publique de "renforcer la sécurité en ligne pour le 19e congrès du PCC et de régler le problème des petits sites web qui disséminent illégalement des informations nocives", selon un document circulant sur internet et attribué à une unité de cyberpolice de Guangzhou.

Les centres de données ont été priés de s'entraîner à fermer des pages web rapidement et à fournir à la police coordonnées de contact, adresse IP et localisation du serveur concerné.

A la demande des autorités chinoises, Apple a accepté la semaine dernière de retirer de son magasin en ligne des applications VPN (réseaux privés virtuels), qui permettent de contourner le "grand firewall" de Chine, un outil utilisé par les autorités pour filtrer et contrôler l'accès à internet.

"Chatbots" désactivés

Dans ce contexte, deux "chatbots" chinois, des robots capables de répondre à des questions simples et pratiques, ont été désactivés et reconditionnés après avoir dénigré le Parti communiste. Les deux robots conversationnels, BabyQ et XiaoBing, ont été installés sur l'application de messagerie de Tencent, QQ, pour discuter avec des humains en ligne.

Tencent a confirmé la désactivation des deux chatbots, sans en expliquer les raisons. "Le service de chatbot est fourni par une société indépendante. Les deux chatbots ont été déconnectés pour être reconditionnés", a dit une porte-parole de Tencent.

Par ailleurs, la justice chinoise a condamné à quatre ans d'emprisonnement un blogueur qui répertoriait en ligne les grèves et mouvements sociaux, a indiqué vendredi son avocat, à l'heure où Pékin durcit sa répression à l'encontre des défenseurs des droits des travailleurs.

Jugé par un tribunal de Dali, dans le sud-ouest de la Chine, Lu Yuyu a été reconnu coupable d'avoir "provoqué des troubles et attisé des querelles" - motif fréquemment utilisé pour réprimer les voix hostiles au régime communiste, a indiqué l'un de ses deux avocats.

ATS