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"Il est essentiel d'établir un mécanisme international multilatéral émanant d'une conférence internationale", a estimé Mahmoud Abbas.

KEYSTONE/EPA/JASON SZENES

(sda-ats)

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a réclamé mardi la tenue en milieu d'année d'une conférence internationale sur la paix au Proche-Orient. Il s'exprimait lors d'un rare discours devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

Les Palestiniens ne considèrent plus les Etats-Unis comme un interlocuteur fiable depuis la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, annoncée début décembre. Ils en appellent à une approche collective et multilatérale pour relancer les négociations israélo-palestiniennes.

"Il est devenu impossible aujourd'hui pour un seul pays ou Etat de régler un conflit régional ou international", a estimé Mahmoud Abbas. "Il est essentiel d'établir un mécanisme international multilatéral émanant d'une conférence internationale."

Le président palestinien a souhaité la participation à cette conférence d'Israël, de l'Autorité palestinienne, des cinq membres permanents du Conseil (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) et des Nations unies.

"Nous avons rencontré le président des Etats-Unis, Donald Trump, à quatre reprises en 2017, et nous avons dit que nous étions tout à fait disposés à parvenir à un accord de paix historique", a déclaré Abbas devant le Conseil de sécurité. "Pourtant, son administration n'a pas clarifié sa position. Est-elle pour la solution à deux Etats ou pour un Etat?"

Négociateurs prêts à parler

L'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Nikki Haley, lui a répondu que les négociateurs américains étaient "prêts à parler" mais qu'ils n'allaient "pas lui courir après". Derrière elle avaient pris place Jared Kushner, gendre du président Donald Trump, et l'émissaire spécial des Etats-Unis pour le Proche-Orient Jason Greenblatt. Les deux hommes élaborent un nouveau plan de paix américain pour le Proche-Orient.

"Nos négociateurs sont assis derrière moi, prêts à discuter. Mais nous n'allons pas vous courir après. Le choix, M. le président, vous appartient", a déclaré Nikki Haley. Mahmoud Abbas avait déjà quitté la salle du Conseil au moment où Nikki Haley a pris la parole.

Bon moment

Le porte-parole de la Maison Blanche Josh Raffel a affirmé de son côté que Washington soumettrait un plan de paix "lorsqu'il sera bouclé et lorsque le bon moment sera venu".

Quant au département d'Etat, il a déclaré en réponse à Mahmoud Abbas que d'autres pays pourraient participer à de futures négociations de paix au Proche-Orient. "Si à un certain point nous pensons que d'autres pays pourraient être utiles au processus de paix, nous serions sans nul doute disposés à ce qu'ils y participent", a déclaré la porte-parole du département d'Etat américain Heather Nauert.

"Est-ce le bon moment pour cela, actuellement? Je ne pense pas que ce soit notre conclusion, mais certainement cela sera possible à l'avenir", a-t-elle continué.

"Rien de neuf"

Danny Danon, ambassadeur d'Israël à l'ONU, a accusé Mahmoud Abbas d'être une partie du problème, et non la solution. Des négociations directes entre Israël et les Palestiniens sont "le seul moyen d'avancer", a-t-il dit, reprenant la position officielle de l'Etat hébreu. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pour sa part jugé que la proposition faite mardi par Mahmoud Abbas n'apportait "rien de neuf".

Pour l'ambassadeur de Russie à l'ONU, Vassili Nebenzia, le Quartet pour le Proche-Orient - composé de l'ONU, des Etats-Unis, de la Russie et de l'UE - et la Ligue arabe pourraient jouer un rôle dans la relance du processus de paix.

L'ambassadeur de France à l'ONU, François Delattre, a déclaré devant le Conseil de sécurité que son pays était disposé à étudier des moyens à mettre en place pour accompagner au plan international le processus de paix. Pour l'ambassadeur adjoint britannique à l'ONU Jonathan Allen, il est "indispensable" que les Etats-Unis assument un leadership en matière de processus de paix.

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ATS