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A Paradise, ville dévastée par le feu, Trump exprime sa "tristesse"

Plus de 1000 personnes sont désormais portées disparues en Californie.

KEYSTONE/FR34727 AP/NOAH BERGER

(sda-ats)

Fumée épaisse, maisons en ruines, voitures calcinées: un spectacle de désolation attendait samedi Donald Trump à son arrivée à Paradise. Les gigantesques incendies qui ont déjà fait plus de 70 morts. Plus de 1000 personnes sont désormais portées disparues.

Le visage grave sous sa casquette camouflage "USA", le président américain, qui ne portait pas de masque malgré l'épaisse fumée qui enveloppe toujours la région, a constaté l'ampleur des dégâts aux côtés de la maire de Paradise, Jody Jones.

"C'est très triste à voir", a-t-il déclaré après avoir passé une vingtaine de minutes dans un camp de mobile-homes, où seul un drapeau américain apportait une touche de couleur au milieu des cendres. "En ce qui concerne le nombre de morts, personne ne sait véritablement à ce stade, il y beaucoup de personnes portées disparues", a-t-il ajouté.

Près de 100'000 hectares

Le "Camp Fire" a ravagé plus de 59'000 hectares dans le nord de l'Etat. L'incendie a fait 71 morts et plus de 1000 personnes sont encore portées manquantes. Son impact est visible à plus de 200 km au sud de Paradise, jusqu'à San Francisco, où les autorités ont lancé vendredi une alerte à la pollution. Les écoles publiques y ont été fermées vendredi et le pont du Golden Gate était enveloppé d'un épais brouillard.

Dans le sud de la Californie, près de Los Angeles, le "Woolsey Fire" a brûlé près de 40'000 hectares, dont une partie de la célèbre station balnéaire de Malibu, prisée des stars. Il a fait au moins trois morts. Le foyer était contenu à près de 80% et les pompiers espèraient l'éteindre d'ici lundi.

Près de 9'000 pompiers sont déployés sur les deux brasiers, qui ont entraîné l'évacuation de dizaines de milliers d'habitants, dont beaucoup n'ont pas encore été autorisés à regagner leurs foyers. L'essentiel des opérations de recherche des personnes disparues a lieu à Paradise, où vivaient de nombreux retraités qui n'ont pas réussi à fuir à temps.

L'enquête se poursuit pour connaître l'origine des deux incendies. Une plainte a été déposée contre le fournisseur local d'électricité Pacific Gas & Electric (PG&E) qui a évoqué un incident sur une ligne à haute tension juste avant le déclenchement du brasier à Paradise.

La Californie, victime de sécheresse chronique depuis plusieurs années, a connu plusieurs incendies majeurs depuis un an, qui ont fait plus de 100 morts et brûlé des centaines de milliers d'hectares.

Animosité mutuelle

La présidence n'a pas dévoilé le programme exact de la visite de M. Trump, la seconde seulement sur les terres californiennes depuis son entrée en fonction en janvier 2017.

Ce grand Etat de l'ouest américain est sur tous les fronts contre le milliardaire républicain, de l'immigration à l'environnement, en passant par la régulation des armes à feu. L'Etat le plus peuplé des Etats-Unis est aussi celui qui compte le plus d'immigrés et de sans-papiers, largement ciblés par la politique présidentielle.

Preuve de cette animosité mutuelle, M. Trump avait d'abord dénoncé la mauvaise gestion des forêts par les autorités du "Golden State", oubliant que celles-ci sont en majorité sous le contrôle de l'Etat fédéral. Il avait aussi menacé de couper les fonds fédéraux, alors que le Congrès a consacré un budget de 2 milliards de dollars à la lutte contre les incendies pour l'exercice budgétaire 2018.

Changement de ton

Le président a depuis changé de ton: il a déclaré la Californie en état de "catastrophe majeure", salué le travail des soldats du feu et assuré la population de son soutien en expliquant avoir parlé directement de la tragédie avec le gouverneur démocrate Jerry Brown, qu'il doit rencontrer samedi.

Il a toutefois remis l'accent sur l'absence, selon lui, de nettoyage préventif des zones forestières. La zone de l'incendie de Paradise "aurait dû être nettoyée, il n'y aurait pas eu de feu", a-t-il affirmé sur Fox News.

Le réchauffement climatique a "peut-être un peu contribué" à la progression fulgurante des flammes. Mais "le plus gros problème, c'est la gestion", a-t-il ajouté sur Fox News.

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