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Lors d'une conférence de presse à la délégation de la Catalogne auprès de l'UE, à Bruxelles, M. Puigdemont a promis "de voyager jusqu'au dernier recoin du continent européen pour défendre la juste cause du peuple catalan".

KEYSTONE/EPA/STEPHANIE LECOCQ

(sda-ats)

L'ancien président indépendantiste de Catalogne, Carles Puigdemont, a promis samedi de continuer son combat séparatiste. Il s'est exprimé devant quelque 300 supporters réunis à Waterloo, en banlieue de Bruxelles, pour fêter son retour en Belgique.

Du perron de sa villa cossue, non loin du site de la défaite de Napoléon en 1815 contre une coalition européenne, le leader de 55 ans à la chevelure de Beatles a exhorté les autorités espagnoles à libérer les prisonniers politiques.

"Il n'y a aucune raison politique, judiciaire et démocratique qui justifie qu'ils passent une minute de plus en prison", a-t-il lancé, sous un soleil radieux et les applaudissements de ses sympathisants, dont certains arboraient des drapeaux indépendantistes.

'Welcome President'

Neuf dirigeants catalans sont actuellement en détention provisoire en Espagne, pour rébellion, et six autres personnalités indépendantistes, dont M. Puigdemont, vivent en exil.

A la fin de son discours, ont été hissés au même moment le drapeau européen et celui de la Catalogne, puis a été entonné l'hymne catalan.

M. Puigdemont compte désormais diriger la lutte indépendantiste catalane depuis cette villa, baptisée "Maison de la République" et où ses sympathants avaient apposé sur l'une des haies une banderole jaune clamant "Welcome President". Cette demeure sera la base à partir de laquelle il tentera de mettre sur pied un "Conseil de la République", organe officieux de la cause séparatiste en exil, visant à l'internationaliser.

Dans la matinée, lors d'une conférence de presse à la délégation de la Catalogne auprès de l'UE, en plein quartier européen à Bruxelles, M. Puigdemont avait promis "de voyager jusqu'au dernier recoin du continent européen pour défendre la juste cause du peuple catalan, la cause de la démocratie, la cause de la liberté, la cause de l'auto-détermination".

A ses côtés, son successeur, Quim Torra, un indépendantiste radical, avait prédit "plus de défaites à venir pour l'Espagne si elle continuait" dans la voie de la répression contre les séparatistes catalans.

Odyssée

Interrogé sur le dialogue en cours avec le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez, M. Torra, qui considère toujours M. Puigdemont comme le président légitime de la Catalogne, avait exhorté Madrid à "transformer ce dialogue en faits".

L'objectif de M. Puigdemont, qui reconnaît qu'"aucun" État membre de l'Union européenne ne le soutient, est de "continuer (...) de développer des activités en lien avec ce que le peuple de Catalogne a approuvé le 1er octobre", en référence au référendum d'autodétermination de 2017 interdit par la justice et marqué par des violences policières.

Le retour de M. Puigdemont en Belgique, où il était arrivé peu après la prise de contrôle de la Catalogne par le gouvernement central espagnol à la suite de l'échec d'une déclaration d'indépendance le 27 octobre 2017, met fin à une odyssée qui l'a brièvement conduit à la prison en Allemagne.

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ATS