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Trois mois après l'accident du car belge à Sierre (VS) qui a fait 28 morts, les enquêteurs suisses se concentrent désormais sur le jeune chauffeur qui avait pris le volant deux minutes avant le drame. Les autres causes sont exclues avec une "quasi certitude", a déclaré le procureur valaisan Olivier Elsig.

Les investigations se focalisent "sur une cause en lien avec le chauffeur de l'autocar", a expliqué vendredi le premier procureur du Valais central devant une presse nombreuse réunie au Parquet fédéral, situé juste à côté du Palais de justice de Bruxelles. S'agit-il d'un malaise ou d'une erreur humaine, il est trop tôt pour le dire, et peut-être ne le saura-t-on jamais, a-t-il reconnu.

Au fil de leurs travaux, les enquêteurs ont pu écarter une série de causes possibles. L'intervention d'un tiers sur la route, la vitesse excessive, l'alcoolisation du chauffeur, des problèmes techniques ou d'entretien du véhicule: toutes ces pistes sont abandonnées et laissent place à des examens plus poussés sur le chauffeur de 34 ans.

Le 13 mars vers 19h45, le car belge a quitté Saint-Luc dans le val d'Anniviers à l'issue des vacances de ski des enfants. Le chauffeur le plus expérimenté (52 ans) a conduit le car sur la route de montagne, a raconté Olivier Elsig. En arrivant en plaine à 21h10, le véhicule s'est arrêté et le jeune chauffeur a pris le relais.

Examens toxicologiques

Le car s'est alors élancé sur l'autoroute A9. Il a roulé deux minutes et parcouru 2222 mètres jusqu'à ce qu'il s'encastre au fond de la place d'évitement contre un mur en béton, causant la mort de 22 enfants. Durant ce bref trajet, le car n'a pas heurté la gauche du tunnel, comme certains l'ont cru. Il a seulement touché la bordure droite de la chaussée à quelque 75 mètres de l'accident.

Le procureur a répété ce qu'il avait déjà dit au sujet de l'hypothèse du DVD qui aurait dérangé le chauffeur. "C'est une explication qui n'est pas plausible", a affirmé Olivier Elsig. Dans ce type de car, le DVD est derrière le chauffeur et il faudrait donc que le conducteur se soit levé et ait lâché son volant.

Si la présence d'alcool a pu être exclue très vite, des examens toxicologiques des chauffeurs ont été requis et ont pris plus de temps. Sur cette base, les enquêteurs suisses ont demandé en Belgique les dossiers médicaux des deux responsables. Mais les analyses ne sont pas encore terminées, a indiqué Olivier Elsig.

ATS