Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Tous les enfants blessés dans l'accident de car de Sierre (VS) qui étaient hospitalisés en Valais ont regagné la Belgique. Le pays, en deuil, a accueilli vendredi les 28 cercueils des victimes. Quatre enfants restent hospitalisés à Lausanne et Berne. Selon l'enquête, le chauffeur n'a pas eu de malaise.

Douze enfants blessés, encore hospitalisés dans les hôpitaux valaisans, ont pu regagner la Belgique, a dit la porte-parole de l'Hôpital du Valais. Huit avaient déjà rejoint ce pays jeudi. Selon les premiers éléments de l'enquête, le car circulait en dessous de la vitesse maximale autorisée, 100àkm/h, a dit de son côté le procureur du Valais central Olivier Elsig.

Rumeurs écartées

S'il est encore trop tôt pour connaître les causes de l'accident, le procureur écarte les rumeurs selon lesquelles le chauffeur aurait manqué d'attention en insérant un DVD ou une cassette audio. Il exclut aussi des chocs préalables sur le côté gauche du tunnel et l'implication d'un véhicule tiers.

Aucune trace d'alcool n'a été révélée chez le chauffeur du car, décédé d'un traumatisme et non d'un malaise. Deux hypothèses subsistent: une cause technique liée à une défectuosité du véhicule ou une cause humaine consécutive à une erreur ou une inattention.

Réveillée

Parmi les enfants rapatriés, quatorze devaient être pris en charge en première instance par l'hôpital universitaire de Louvain pour des soins complémentaires.

A Lausanne, deux des trois jeunes filles hospitalisées au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) sont toujours dans un coma artificiel en raison d'une atteinte neurologique. La troisième s'est réveillée, est pleinement consciente depuis hier et peut échanger avec son entourage. La jeune Belge qui se trouve à l'hôpital universitaire de Berne devrait être rapatriée au cours du week-end.

Deuil national

La Belgique, unie dans sa douleur, a observé une journée de deuil national et une minute de silence à 11h00. Toutes les communes valaisannes et le canton ont mis les drapeaux des bâtiments officiels en berne. La Confédération a procédé de même sur l'aile ouest du Palais fédéral à Berne.

Devant les médias, le commandant de la police valaisanne, Christian Varone, a dit, impressionné, que les autorités valaisannes ont été submergées d'offres de soutien. De nombreuses personnes ont proposé spontanément l'hébergement aux parents des victimes, d'autres leurs compétences professionnelles.

Les parents des écoliers décédés ou blessés ont tenu à remercier dans une lettre les nombreux secouristes qui les ont aidés et soutenus pendant les moments difficiles en Belgique et en Suisse.

ATS