Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'accident de train qui s'est déroulé en juillet 2013 à Granges-Marnand (VD) a coûté la vie à un jeune mécanicien de 24 ans. Le procès du conducteur survivant a été reporté, l'homme n'est pas en état (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Le procès du conducteur de train qui avait brûlé un feu rouge provoquant une collision mortelle avec un autre convoi il y a près de quatre ans à Granges-Marnand (VD) devait se tenir ce mardi. L'homme ne s'est pas présenté "en raison de son état psychologique".

Un jeune conducteur de train de 24 ans avait perdu la vie dans cet accident. Vingt-six personnes avaient été blessées, dont six grièvement.

Mardi, le Tribunal correctionnel d'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois devait entendre le mécanicien qui a survécu, mais les débats sont reportés. Il est reproché à cet homme de ne pas avoir respecté le feu rouge qui était allumé. Il est accusé d'homicide par négligence et de lésions corporelles par négligence.

Pas en état

A Renens, son siège était donc vide. L'individu est au bénéfice d'un certificat médical. "Il aimerait pouvoir être présent mais il n'est pas en état", a expliqué à l'ats son avocate Tiphanie Chappuis après le report de l'audience. Actuellement en arrêt, il travaille toujours pour les CFF mais plus comme mécanicien.

Présents, les parents de la victime disent ne pas lui en vouloir. "Je comprends. Je me mets à sa place, cela ne doit pas être évident", a glissé la mère du conducteur décédé.

Choc frontal

Le 29 juillet 2013, un train régional Payerne-Lausanne et un RegioExpress (RE) circulant en sens inverse entraient en collision près de la gare de Granges-Marnand. Le jeune mécanicien du convoi en provenance de Lausanne avait perdu la vie sur place.

Le mécanicien qui a brûlé le feu rouge est le seul accusé de ce procès. Suite au recours des proches du conducteur décédé dans l'accident, le Tribunal cantonal avait ordonné en avril 2015 un complément d'enquête visant à déterminer d'éventuelles autres responsabilités au sein des CFF.

Un seul accusé

Après examen de différents éléments comme la sécurité, le respect des normes ou la conformité du matériel roulant, le Parquet avait exclu une responsabilité pénale de l'ex-régie ou de ses collaborateurs autre que celle du mécanicien déjà déféré devant la justice.

Au grand dam des parents de la victime. "Nous avons toujours de la peine à accepter qu'il soit seul sur le banc des accusé", répètent-ils.

Améliorations

Dans son rapport final sur cet accident publié en juillet 2014, l'ancien Service d'enquête suisse sur les accidents (SESA) concluait également que la collision s'était produite car le train était parti en direction de Lausanne alors que le signal de sortie montrait encore "arrêt".

Reste qu'il émettait des recommandations. Parmi elles: équiper la gare de Granges-Marnand du système de contrôle de la marche des trains Euro-ZUB ou tenir compte de facteurs humains tels que les dangers dus à la routine.

Les CFF avaient alors indiqué que les processus de départ avaient déjà été analysés à l'interne après l'accident et des mesures prises (double contrôle lors du départ des trains). Depuis avril 2014, cette gare est par ailleurs équipée d'un système simplifié de surveillance de la vitesse ZUB.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS