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Les partis belges francophones et néerlandophones sont parvenus samedi à un accord global de réforme des institutions avec des pouvoirs accrus transférés aux régions. Cette entente ouvre la voie à une sortie de la crise que traverse le pays depuis un an et demi.

Il reste toutefois encore aux différents partis à s'entendre sur un programme de gouvernement. L'exercice ne s'annonce pas forcément aisé, car à la division linguistique du pays se superpose une division politique de plus en plus profonde entre le Nord flamand, ancré résolument à droite, et le Sud francophone en Wallonie qui penche clairement à gauche.

En attendant, le compromis scellé samedi matin permet de lever un obstacle de taille. Le royaume est privé de réel gouvernement depuis avril 2010 en raison des divergences entre ses deux grandes communautés sur l'avenir du pays.

Code de la route différencié

Il a été décidé d'allonger la durée de la législature fédérale, de 4 à 5 ans, comme celle des législatures régionales. En revanche, les deux scrutins n'ont pas été alignés. Certains partis le demandaient pour éviter que le pays soit continuellement en campagne électorale et souvent donc dans l'incapacité de réaliser des compromis entre Flamands et francophones.

Les négociateurs ont aussi décidé de renoncer à scinder régionalement la sécurité civile (protection civile et pompiers), alors que certains Flamands le demandaient au départ. Concernant le code de la route, les régions pourront fixer des limitations de vitesse différentes et prélever des amendes sur les voiries régionales.

Les droits linguistiques et administratifs spéciaux dont bénéficient les milliers de francophones vivant dans la périphérie flamande de Bruxelles vont aussi être supprimés pour la plupart d'entre eux. Les Néerlandophones le demandaient depuis des décennies.

ATS