Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Un large comité rassemblant le PDC, le PLR, le PS, les Verts, le PBD et le PVL a lancé mardi sa campagne contre l'initiative de l'ASIN sur les traités internationaux. Selon lui, le texte, soumis à votation le 17 juin, affaiblit la Suisse.

Les associations économiques sont aussi unies contre l'initiative populaire "accords internationaux: la parole au peuple!", a assuré le conseiller national Kurt Fluri (PLR/SO). Il a mis en garde contre les répercussions de ce texte pour les entreprises helvétiques.

Les arguments du comité se calquent sur ceux développés conjointement il y a une semaine par les conseillers fédéraux Simonetta Sommaruga et Johann Schneider-Ammann. L'initiative est jugée inutile puisque le peuple peut déjà se prononcer sur les accords importants.

Initiative nuisible

Elle ne conduira pas à davantage de démocratie mais à des procédures inutiles et coûteuses. Pour le comité, le texte de l'ASIN nuit à la Suisse, en affaiblissant le Conseil fédéral dans les négociations internationales, et à son économie, qui a besoin de traités qui soient effectivement appliqués.

Derrière l'objectif annoncé d'un renforcement de la démocratie directe se cache en réalité l'intention d'empêcher la Suisse de collaborer sur la scène internationale, a fait valoir le conseiller aux Etats Hans Stöckli (PS/BE) à l'encontre de l'ASIN qui n'est pas à une contradiction près.

Référendum obligatoire

Ce n'est pas en amenant le peuple à se prononcer sur tout et rien que nous allons renforcer la démocratie suisse qui est déjà la meilleure du monde, a renchéri la conseillère national Adèle Thorens (Verts/VD).

Actuellement, le référendum obligatoire est prévu pour l'adhésion à des organisations de sécurité collective ou à des communautés supranationales. L'initiative veut étendre cette pratique à tous les traités portant sur des "domaines importants", entraînant une nouvelle dépense unique de plus d'un milliard de francs, ou de nouvelles dépenses récurrentes de plus de 100 millions de francs.

ATS