L'ex-chef de la police du Sri Lanka et l'ancien responsable du ministère de la Défense devraient être jugés pour "graves crimes contre l'humanité". Le procureur général les accuse de ne pas avoir pu empêcher les attentats qui ont fait 258 morts.

Selon Dappula de Livera, l'ancien inspecteur général de la police Pujith Jayasundara et l'ex-secrétaire à la Défense Hemasiri Fernando n'ont pas prêté attention à des avertissements avant les attentats-suicides du 21 avril commis par un groupe local de djihadistes.

"Leur négligence équivaut à ce qui est qualifié par la loi internationale de graves crimes contre l'humanité", écrit le procureur dans une lettre adressée au chef de la police en exercice, Chandana Wickramaratne. Dans ce document, le procureur ordonne à M. Wickramaratne de procéder à l'audition des deux suspects et de les présenter à un magistrat sans délai.

Selon le procureur, une commission d'enquête présidentielle a découvert "des erreurs considérables" commises par l'ex-haut responsable de la Défense, qui a démissionné après les attentats.

Le président Maithripala Sirisena, qui est également ministre de la Défense et de l'Intérieur, a suspendu l'ex-chef de la police Jayasundara après son refus de démissionner pour sa gestion des attentats.

MM. Jayasundara et Fernando ont témoigné devant une commission d'enquête parlementaire. Ils ont accusé le président Sirisena de ne pas avoir suivi les protocoles en place concernant la sécurité nationale.

Dix jours avant les attentats, l'ex-chef de la police Jayasundara avait averti que le mouvement islamiste local National Thowheeth Jama'ath (NTJ), qui a commis les attentats, pourrait s'en prendre à des églises et à d'autres lieux.

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