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L'Arménie et l'Azerbaïdjan se sont mutuellement accusés samedi d'être responsables des bombardements sur leurs territoires respectifs en violation de l'accord de cessez-le-feu en vigueur depuis un jour. Ceci dans le cadre d'affrontements sur le Nagorny-Karabakh.

Aucun affrontement n'a été signalé samedi matin par l'un ou l'autre depuis un échange de tirs au cours de la nuit de vendredi à samedi entre les deux voisins.

Malgré un cessez-le-feu négocié par Moscou en vigueur depuis jeudi après plusieurs jours de combats meurtriers - les plus graves depuis 1990 - , les affrontements ont continué. Deux personnes ont été tuées vendredi.

Le ministre arménien de la Défense Seyran Ohanian a accusé l'Azerbaïdjan d'être à l'origine de 16 tirs "y compris de gros calibre" sur la frontière dans la région nord de Tavush, ajoutant toutefois que les tirs avaient baissé en intensité .

Accusations croisées

Les corps de deux autres personnes ont été retrouvés le long de la ligne de contact entre l'Azerbaïjan et la région contestée du Nagorny-Karabakh. Cela porte à au moins 92 le nombre des morts depuis le début des derniers combats.

Bakou a de son côté accusé l'Arménie d'avoir utilisé des mortiers de 60 mm ainsi que d'autres armes pour "violer le cessez-le-feu 120 fois" en tirant pendant la nuit sur les positions azerbaïjanaises dans les régions du nord de Gazakh, Tovuz et Agstafa, entre autres.

Les autorités séparatistes du Nagorny-Karabakh, soutenues par l'Arménie, ont à leur tour accusé l'Azerbaïjan de bombarder ses positions dans la région contestée.

Il s'agit des pires violences depuis le cessez-le-feu conclu en 1994, après une guerre qui a fait 30'000 morts et des centaines de milliers de réfugiés, principalement des Azerbaïdjanais.

Visite papale

Par ailleurs, le pape François se rendra en Arménie, pays aux racines chrétiennes très anciennes, du 24 au 26 juin puis en Azerbaïdjan et en Géorgie du 30 septembre au 2 octobre, a annoncé samedi le Vatican. L'Arménie a été le premier pays à adopter le christianisme comme religion d'Etat en 301, et l'Eglise d'Arménie, une Eglise orthodoxe autocéphale, est encore largement majoritaire.

La visite devrait raviver les tensions avec la Turquie, qui n'avait déjà pas apprécié que le pape utilise dans le cadre très solennel de la basilique Saint-Pierre, le terme de "génocide" pour évoquer le massacre des Arméniens il y a un siècle sous l'Empire ottoman.

ATS