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Les Verts suisses tiennent à ce que le peuple ait le dernier mot en ce qui concerne le budget de l'armée. Ils ont annoncé samedi vouloir lancer un référendum contre la hausse des dépenses militaires et l'achat de nouveaux avions de combat.

Dans un communiqué, les Verts mettent en exergue les problèmes financiers de la Confédération "qui vont être aggravés par la crise économique". "Au regard de la situation, la double décision du parlement en septembre dernier, augmentation du plafond des dépenses militaires et achat de nouveaux avions de combat, semble particulièrement absurde", ont-ils dénoncé.

Selon eux, la Confédération doit concentrer ses dépenses au profit de l'énergie, des transports, de la recherche et de la sécurité sociale notamment.

Malgré les entraves

Fin septembre, le Parlement a relevé le budget ordinaire de l'armée à 5 milliards dès 2014 contre 4,1 milliards par an pour la période 2009-2011. Cela, afin de remplacer la flotte des avions Tiger, financer un effectif de 100'000 soldats et combler les lacunes en équipement.

Dans ce cadre, vingt-deux avions de combat doivent être achetés pour une facture de 3 à 4 milliards de francs, selon les dernières estimations du chef du Département de la défense, Ueli Maurer.

En ce qui concerne ces décisions, le peuple n'aura pas le dernier mot, les chambres ayant décidé que la relève du plafond des dépenses de l'armée ne pourrait être combattu par référendum. Mais comme elles impliquent des modifications de loi dans d'autres départements en raison des mesures d'épargnes, le référendum pourra tout de même être lancé, ont assuré les Verts.

"Le peuple doit trancher"

Les Verts demandent au Conseil fédéral de suspendre la décision sur le type d'avions, de renoncer à un programme d'armement contenant des avions de combat, et de ficeler le mandat donné par le parlement en une décision soumise à référendum, selon leur communiqué. "Il n'est pas admissible que le peuple puisse se prononcer sur deux nouveaux minarets mais pas sur l'achat de 22 nouveaux avions de combat", ont-ils souligné.

ATS