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L''entrée du tunnel de Sévaz, sur l'autoroute entre Payerne et Estavayer-Le-Lac, où le policier a tiré sur un présumé voleur de voitures en 2010 (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le policier auteur du tir fatal dans le tunnel de Sévaz (FR) en 2010 a été acquitté en appel par le Tribunal cantonal fribourgeois. La Cour confirme qu'il était en situation de légitime défense.

L'agent vaudois était avec un collègue sur un barrage de police, installé sur l'autoroute A1 pour arrêter une bande de voleurs de voitures lyonnais. L'un des véhicules a voulu forcer le barrage. Un des deux agents en poste a tiré sept balles, dont l'une a tué le passager de 18 ans.

Le policier se trouvait face à un véhicule qui circulait à plus de 140 km/h, et qui lui fonçait droit dessus encore à une distance de moins de 60 mètres, a souligné le président du Tribunal vendredi à Fribourg. Il n'a eu que quelques dixièmes de seconde pour réagir. Il lui était impossible de savoir si le véhicule allait le percuter ou non.

L'agent avait le droit de repousser cette attaque pour se protéger, et protéger son collègue. Le Tribunal cantonal a ainsi rejeté les appels déposés par les proches du passager décédé et par le conducteur de la voiture.

Ce dernier obtient en revanche une réduction de peine par rapport à son jugement de première instance: 12 mois de prison au lieu de 15, dont 6 mois avec sursis. Il s'agit d'une "correction technique", du fait que c'est une peine complémentaire à une autre peine de 24 mois prononcée en 2015, a précisé le juge. Mais c'est bel et bien le comportement extrême du conducteur, prêt à tout pour assurer sa fuite, qui est la cause première du danger et des conséquences tragiques.

ATS