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Les manifestants se sont rassemblés devant la boutique genevoise d'Apple pour dénoncer l'optimisation fiscale des grands groupes (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

L'optimisation fiscale des multinationales est ciblée par plusieurs partis ou organisations. Plusieurs dizaines de manifestants s'en sont pris vendredi soir à Genève à l'un des quatre grands acteurs du numérique (GAFA), Apple, pour réclamer la fin de ces pratiques.

"Apple, paie tes impôts", ont crié ces personnes en s'alignant et collant des affiches sur les vitres de la boutique du groupe américain. Elles s'étaient rassemblées à l'appel notamment de solidaritéS.

L'action était surtout prévue pour lancer un appel aux gouvernements, notamment la Suisse, "pour qu'on arrête l'évasion fiscale", a dit à l'ats l'un des participants. Ceux-ci souhaitent un "système" pour mettre un terme à la délocalisation des bénéfices qui permettent à ces grands groupes d'économiser des dépenses fiscales.

Selon les organisations qui ont appelé à la manifestation, qui prennent comme exemple l'année 2012, Apple a transféré dans un pays de l'UE 85% des 200 millions de francs de profits qu'elle a enregistrés en Suisse. Une mesure qui lui a permis de payer un peu plus de 6 millions d'impôts au lieu de plus de 40 millions, précisent-elles.

Plusieurs sociétés

Sur 10 ans, la perte équivaut à 130 francs par smartphone vendu par la multinationale en Suisse, ajoutent-elles. Apple n'a par ailleurs toujours pas payé une amende de 13 milliards d'euros infligée par la Commission européenne. Celle-ci a présenté il y a un mois de premières indications pour mieux taxer les GAFA.

L'action à Genève n'a eu lieu que pendant quelques minutes et les manifestants s'étaient dispersés à l'arrivée d'un véhicule de police qui s'est arrêté quelques secondes devant le site. Auparavant, ils avaient défilé également devant les bureaux d'une dizaine d'entreprises suisses et étrangères ou leurs représentants.

Parmi eux figuraient la faîtière suisse du négoce de matières premières (STSA) ou encore des multinationales de ce secteur Viterra, Mercuria et Gunvor.

Le Conseil fédéral a recommandé récemment au Parlement de rejeter l'initiative pour des "multinationales responsables" en termes de droits de l'homme. Et le rassemblement de vendredi a eu lieu après plusieurs jours de réunion à Genève du groupe de travail de l'ONU pour un instrument international juridiquement contraignant sur cette question.

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ATS