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Avec cette action sur la place fédérale, Unia veut mettre la pression sur les parlementaires dans la perspective du débat sur l'égalité salariale qui aura lieu le 24 septembre prochain au Conseil national.

KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE

(sda-ats)

Des hommes et des femmes affublés de fausses barbes ont interpellé mardi matin les parlementaires sur la place fédérale à Berne. L'action a été organisée par Unia dans le cadre de sa campagne pour l'égalité salariale.

Les activistes portaient aussi des panneaux indiquant des salaires différents pour les hommes et les femmes dans divers métiers. Exemple: 4300 francs pour un coiffeur et 3440 pour une coiffeuse. Unia veut "réveiller les politicien-ne-s" dans la perspective du débat sur l'égalité salariale qui aura lieu le 24 septembre prochain au Conseil national.

La Chambre basse se penchera à ce moment-là sur la révision de la loi sur l'égalité (LEg). "La majorité bourgeoise a fait de cette révision une véritable peau de chagrin, déplore Unia dans un communiqué. Seulement 1% des entreprises serait contraint d’analyser ses salaires!"

Méthodes controversées

Outre l'action de mardi, le plus grand syndicat de Suisse va démarrer une campagne d’affichage avec la photo de femmes à barbe représentant différents corps de métiers et ce slogan: "Besoin d’être augmentée? Faites-vous pousser la barbe!" Une manifestation est aussi prévue le 22 septembre prochain à Berne.

Certaines méthodes utilisées par Unia pour sa campagne ont suscité la controverse. La publication d'une offre d'emploi fictive censée représenter les inégalités salariales a fait polémique. Des médias ont relayé la fausse annonce. Après s'être dans un premier temps muré dans le silence, l'organisation a finalement assumé le montage.

Projet adopté sur le fil

La commission de l'éducation du National a adopté sur le fil le 17 août dernier le projet visant à imposer davantage de transparence aux entreprises en matière d'égalité salariale. La majorité recommande de soutenir la mouture issue du Conseil des Etats sans modification.

Si le plénum suit, les entreprises qui occupent au moins 100 travailleurs, soit moins de 1% des employeurs, devront procéder à une analyse de l’égalité salariale tous les quatre ans et la faire vérifier par un organe indépendant. Le Conseil fédéral voulait fixer la barre à 50 employés.

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ATS