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Les militants de Rives publiques montent le ton face au "manque de volonté politique d'appliquer la loi". Une douzaine d'entre eux ont dégagé par la force vendredi l'accès aux rives du lac Léman à Versoix (GE) et Tannay(VD), une action qui constitue, selon eux, une première en Suisse.

L'opération devait bénéficier de l'effet de surprise. En début d'après-midi, la douzaine de militants, munis de scies à métaux et de pinces, a démoli la barrière d'accès à une propriété privée de Versoix, à coté de Genève. Tout a eu lieu en une demi-heure, sans opposition et sans présence policière, a constaté un photographe de Keystone sur place.

Le groupe s'est ensuite déplacé à Tannay, à quelques kilomètres sur la Côte vaudoise, où il devait répéter la même opération.

Jurisprudence du TF

Depuis dix ans, Rives publiques se bat pour rendre au public l'accès à l'ensemble des rives des lacs. L'association se réfère en particulier à un jugement du Tribunal fédéral de 2001 déboutant l'Etat de Genève qui estimait que les riverains avaient un droit de propriété sur les terres immergées, donc par extension sur les rives.

Rives publiques conteste la position des autorités fédérales qui, en 2008, prétendaient que les eaux suisses sont bien publiques mais pas les rives. "Les riverains construisent impunément sans autorisations requises sur le domaine public du lac", constate l'association dans un communiqué. Selon Rives publiques, au moins 80% des rives suisses ont subi des transformations lourdes.

"Les autorités manquent de volonté et de courage politique pour rétablir le droit. Elles interprètent et imposent les lois à leur guise et de manière dictatoriale, se renvoient la balle, font trainer les constats et plaintes de violations sans se soucier du 'dommage' créé à la population et aux touristes", ajoute-t-elle.

ATS