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En France, Adecco gère un projet pilote pour l'intégration des réfugiés, explique Alain Dehaze, patron du numéro un mondial du travail temporaire (archives).

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

Adecco mène plusieurs projets en Europe pour l'intégration des migrants. Le numéro un mondial du travail temporaire a reçu des mandats dans ce but en Allemagne et en France notamment, explique Alain Dehaze, le patron du groupe.

Concrètement, en Allemagne, Adecco est chargé par les autorités de réaliser la première inscription du migrant à son arrivée dans le pays, indique Alain Dehaze dans les colonnes du Matin Dimanche. Il s'agit d'une tâche administrative préliminaire.

"Depuis janvier, pour la première fois en France, le gouvernement nous a chargés d'un projet pilote, qui couvre toute la chaîne d'intégration", poursuit le Belge. Adecco a ainsi pris en charge une cinquantaine de réfugiés, depuis l'évaluation des aptitudes jusqu'à la recherche d'un emploi.

Dans d'autres pays, le spécialiste du recrutement réalise des bilans de compétences pour les réfugiés. Adecco dispose d'un savoir-faire déjà ancien pour l'intégration de "catégories de personnes éloignées du monde du travail, en raison de leur handicap ou d'un parcours de vie difficile", relève le grand patron.

"Evidemment, il faut que tous les acteurs, les gouvernements et les entreprises, soient alignés", ajoute-t-il. Souvent, de telles initiatives exigent en effet des changements législatifs pour réduire les délais qui autorisent un migrant ou un réfugié à travailler, précise-t-il.

Modèle révolu

Plus généralement, Alain Dehaze reste optimiste pour le marché du travail malgré la menace de la "4e révolution industrielle". Mais le modèle traditionnel de formation, à savoir des études pendant quinze à vingt ans avant d'entamer une carrière, lui, est révolu avec l'arrivée d'Internet, est-il convaincu.

"L'éducation va passer du statut de transmission de savoir à celui de savoir utiliser les connaissances". Il observe aussi une tendance lourde parmi les jeunes talents, plus jaloux que jamais de leur indépendance. "Les jeunes générations ne veulent plus entrer dans une entreprise pour la vie", et les employeurs devront s'adapter.

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ATS