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Les amateurs de sports de neige qui s'aventurent hors des pistes balisées mettent leur vie en danger, rappelle mardi le bureau de prévention des accidents (bpa). Chaque année, sur les 20 personnes qui meurent dans des avalanches en Suisse, huit sont des "freeriders" et huit des randonneurs à ski.

Et dans 90% des cas, les victimes ont elles-mêmes déclenché l'avalanche. Une fois enseveli, il est souvent trop tard: 2 sportifs sur 5 qui sont recouverts par la neige trouvent la mort.

Difficile évaluation

La plupart du temps, le drame se noue en amont, lorsque les skieurs et snowboardeurs évaluent le risque d'avalanche avant de se lancer sur un versant immaculé. Or, cette évaluation reste difficile et aléatoire, souligne le bpa. Il ne suffit pas d'avoir un "bon sentiment" et même avec de solides connaissances et une grande expérience, un certain risque subsiste.

Evaluer correctement le danger d'avalanche est d'autant plus difficile que les accidents mortels ne se produisent pas majoritairement lorsque le risque d'avalanche est "très fort" (degré 5) ou "fort" (4), mais lorsqu'il est "marqué" (3) ou "limité" (2), selon l'Institut pour l'étude de la neige et des avalanches, cité par le bpa. Ces deux dernières catégories englobent 85% des avalanches mortelles, contre 10% pour les 2 premières.

Paradoxe

Ce paradoxe s'explique par le fait que les degrés 4 et 5 ne sont atteints que quelques jours par hiver et que les amateurs de sports d'hiver sont moins actifs ces jours-là. Ceux qui s'adonnent au hors-piste sont principalement accidentés (61%) lorsque le risque d'avalanche est "marqué". Les randonneurs à ski le sont en cas de degré 3 (48%) et 2 (36%).

Autre facteur important pour limiter les accidents mortels: éviter les pentes trop raides. Toujours selon le SLF, 9 victimes sur 10 se trouvaient sur des pentes d'une déclivité supérieure à 30 degrés. Le bpa demande aussi de renoncer au hors-piste lorsque les feux clignotants avalanches sont enclenchés sur le domaine skiable (à partir du degré 3).

ATS